SAINT LUC, 1, 46-48 XXVII
46 Et Marie dit !:
Mon âme glorifie le Seigneur,
47 et mon esprit tressaille de joie en Dieu, mon Sauveur,
48 parce qu’il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante.
Car voici que désormais toutes les générations me diront bienheureuse,
Et d'où me vient ceci que la mère de mon Seigneur vienne à moi ?
Car voici que la voix de votre salutation n’a pas plus tôt frappé mes oreilles, que l'enfant a tressailli d'allégresse dans mon sein. Et heureuse celle qui a cru,car elles aurontleur accomplissement les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur. 1 Le Magnificat se trouve attribué à Elisabeth dans trois manuscrits latins dela version d'avantsaint Jérôme : a (verc.), b (veron.), { (rhed.); dans le De psalmodiæ bono, «. 1x, x1 de saint Nicéta de Remesiana. Origène, ou peut-être saint Jérôme son traducteur, connaît cette leçon qu'il n’adopte pas, Hom. VIT in Luc. On a essayé, mais sans succès, de joindre à ces témoignages celui de saint Cyrille de Jérusalem, Catech. xvu, 6, 9. Cf. The Journal of theological Studies, 1906, pp. 449-453. — L'autorité de ces témoins ne saurait prévaloir contre l’ensemble des autres manuscrits (tant des textes que des versions) et des Pères, notamment : saint Irénée, P. G. vir, 8793 et 991 (à l'exception d’un seul manusc.) ; Origène, P.G. xur, 1819 ; Tertullien, P.L. 11, 694; saint Ambroise, P. L. xv, 1562; saint Jérôme, P. L. xxix, Gir; saint Augustin, P. L. xxxiv, 1081 et ailleurs. Quant aux raisons fournies par le critère interne, elles sont plus favorables à la leçon du texte reçu. Cf. P. Lapeuze, De l'origine du Magnificat et de son attribution dans le troisième évangile à Marie ou à Elisabeth, dans (Revue d'Histoire ecclésiastique », 1903, p. 623; et J. H. Bernarp, The Magnificat dans «The Expositor », 1907, p. 193.