SCÈNE XIX
Les Mêmes, BAPTISTE, .MARGUERITE.
BAPTISTE, annonçaut.
Mademoiselle Nichette.
BERTHE
Que vient-elle faire ici ?
Je l'ignore, madame.
MARGL EHITE, eniranl.
Madame, monsieur...
Que désire/.- vous, mademoiselle? Vous appartenez à une piste abandonnée, vous n'offrez plus pour moi aucun intérêt.
Je ne sais pas si j'appartiens à une piste... mais je sais que je suis en effet abandonnée, et c'est pour cela que je viens ici.
ACTK TKOlSIK.Mh:. Mi
Eh bien, parlez!
MARGUERITE
Ce que j'ai à dire, monsieur, je désire le dire à vous seul.
Mais je n"ai pas le temps.
MARGUERITE
Il lo faut, monsieur.
lîKRTIIK.
Écoutez cette fille, Croche, puisqu'elle a ù vous parler. Moi. je vais rejoindre Élise.
CROCHE, raccompagnant.
Toutes mes excuses, chère madame.
A tout à l'heure!
M A roi: KRITE. à part.
Mon truc n'est pas nouveau, mais j'ai bon espoir tout de même.
CROCHE, redescendant à elle.
De quoi s'agit-il? Voyons... dépêchons.
M A R GUERITE
De ceci : M. Durieiix m'a plaquée, et c'est vous qui êtes lartisan de notre rupture.
CROCHE
Nullement.
172 I.'KNFANT DU MIRACLE.
Depuis deux jours, vous avez remué ciel et terre pour le retrouver et l'amener chez madame Moulurey.
C'est possible... Après?
MARGIKRITr.
Après, monsieur Croche? Il faut que vous me rendiez mon amant, arrangez-vous comme vous l'entendrez, mais il le faut!
CROCHE
Et pourquoi donc, mademoiselle ?
MARGUERITE
Parce que je ne puis accepter une séparation.
Vraiment?
MARGLERITE.
Non, monsieur, non. On n'abandonne pas une lemme qui se trouve dans ma situation.
CROCHE
Et quelle est-elle votre situation?
MARGL'ERITÉ , éclalanl en sanglots.
Elle est intéressante, monsieur.
CROCHE
Vous avez dit?... M. Durieux?... Vous...
J'en suis sûre!...