SCÈNE XI CROCHE, ÉLISE, BERTHE p.us BAPTISTE
CROCHE
Vous ne parliez pas sérieusement, tout à l'heure, n'est-ce pas?
Très sérieusement. M. Durieux s'est moqué de moi...
Tu n'en sais rien, ma chérie. Il est possible qu'il te donne d'excellentes raisons.
(;ROt;iiE.
En tout cas, vous m'autorisez, n'est-ce pas, à lui écrire?
ÉLISE
Je ne vous autorise à rien.
CROCHE, désespéré.
Ça, alors, c'est la fin de tout !
BERTHE
Voyons, ma chérie, ne te laisse pas aller à tes nerfs. Prends le temps de la réflexion.
ÉLISE
Je ne le reverrai jamais de ma vie !... jamais !... jamais !
BAPTISTE, entrant et annonçant.
M. Georges Durieux.
Un temps.
TOUS
Kein!
ÉLISE, après une longue liésitation.
Je n'y suis pas.
CROCHE, à part.
Perdu !
Mais c'est de la folie !
BAPTISTE
M. Durieux prévient madame que si madame ne le reçoit pas, il reviendra de deux heures en deux heures, pendant dix mois, jusqu'à ce que madame ait changé d'avis.
ÉLISE, souriant.
Quel enfant!... (Moiiement.) Je n'y suis pas.
CROCII E, à pari.
Sauvé 1
BERTHE
Je te quitte, ma chérie. Démétrius doit s'impatienter. A ce soir! (Bas, en l'embrassant.) Pardouno-lui... Pcnsc à tout le monde !
ACTK DiaXIK.Mi':.
A ce soir,
CROCHE
Je A eus laisse (a B-iIIio.) Au revoir. (Afleclanl rie se parler a liii-mémc.) Joli mobilier ! Belle succession ! (ll sort. Rouvrant la
porte.) Dix millions !
II sort Jérinitivciiient.