‹ L'enfant du miracle; comédie-bouffe en trois actesChapitre 80 sur 106 · G E 0 R G ES · texte numérisé non relu

G E 0 R G ES

Bien!... mais cet homme?

CROCHE

Qu'il vous suflise de savoir que cel homme incai-ne le Code civil.

GEORGES

.le n'en fais pas mon compliment au Code.

CROCHE

Nous perdons un temps précieux; jetez- vous aux pieds de madame et demandez-lui pardon d'avoir douté d'elle.

GEORGES, obéissant.

Soit! (Kciiitani.) Ah! ma chère Klise!

13S 1,'FNFANT DU MIRACLE.

TOUS

Chili!

GEORGES, bas.

C"est le polichinelle qui est malade?

BERTIIE.

Il dort.

CROCIIF..

l'^l il ne IVml pas quïl s"éveiUe.

CF.onOES.

Pom'(|uoi ?

Parce que s'il s'éveillait, mon cher (ieorges, il vous obligerait encore à vous éloigner.

GEORGES, écblnnl.

Ça:...

TOUS

Chut !

GEORGES. La;..

Oui... ça. je l'en défie bien!

11 a pour lui la loi.

Mais enfin, pourrais-je savoir?

CROCHE

Plus tard, beaucoup plus tard... Pour l'instant, que votre devise soit : «. Passion et Silence >k

a<:tf, thoisikmi;. \y.\

(.i:oh(;f.s.

Ijien ! bien !

CROCHE

Faire du bruit, c'est courir au-devant d'une catastrophe. Ne l'oubliez pas (a Beniie.) Cette fois, madame, je crois que nous abattons neuf.

CiTiiliP l'I Brrtlic çnrloiil sur In pninlc ili'S l>ic'iln.

SC!>NK Vil Ki.iSE, (ii'Oiir.Ks. ,„.i~ ciKtCJii:.

(;i:uuoKs.

Kniin nous voici soûls, l'un <i l'autre.

KI.TSE. li.iill.inl.

Oui, mon ami.

G Kttr. Cl i:s.

Qu'avez-vous ? Vous souffrez ?

ÉLISK.

Non, je vous demande pardon... j'ai passé la nuit, vous savez.

KllclwillH.

De rien, de rien... du reste (Baîiiani.) Moi aussi.

ÉI.ISF.

Vovons... remettons-nous...

!'.(( L'FNFAM DU MIHACÏ.K.

G i:onGi:s.

C'est ça, remettons-nous, Elise, (ii baiiie ci wa baiicr Élise.) Pardon !

ELISE, dans un bâillement.

C'est tout naturel.

GEORGES

Je vous aime. Elise.

ÉLISE, pcnclianl sa té'e sur son épaule.

^Foi aussi, Georges.

GEORGES, s'en.loimanl.

Profitons des courts instants que le hasard nous donne... (Baillant.) Mou Dicu 1 qtie j'ai eu tort d'aller au Cale de Paris!

É 1. 1 s i: , l'arlez-moi. mon ami, \otre voix me berce.

GEORGES, penclianl sa tête vers celle trKIise.

Quel joli rêve d'amour nous allons faire !

Us luttent un instant Tun et l'autre contre le sommeil, puis liliie tombe légèrement à gauche endormie, tandis que Georges tombe à droite ; il étend machinalement la main pour étreindre encore Élise et renverse une imtirjic posée sur trépied qui tombe à terre et se brise avec fracas.

ÉLISE, se réveillant.

Ah 1 mon Dieu !

GEORGES, se réveillant.

Qu'ai -je fait ?

VOIX DE LESCALOIMER.

Qu'est-ce que c'est? Qu'est-ce qu'il y a ?

A (.;■)■ F. TitoisiKMi:. m

CHOC. Il K, s.' i.iArii.il;iill.

l'atalilc !

ÉLISE

Il est réveillé?

CROC H E, à Georges.

Savoz-vous, monsieur, combien valait la policlic ([Ui' vous venez de briser ?

C EO ne. ES.

Non.

cil oc If ]■:.

Di\ millions, monsieur!

Éi.ISE, ■:< Georges.

l'artez, |)arlcz vile.

CIlOCll E.

Puisqu'on vous dit que l'iiomme de la province ne doit pas vous voir.

CiEORGES. affolé.

La potiche lui appartenait?

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