L'enfant Jésus de Prague [microforme]
Je parents chrétiens. — Dans la préface d’un ouvrage assez volumineux que nous espérons, Dieu aidant, publier prochainement, en faveur de la jeunesse, nous disons aux parents Chrétiens : « Au début de cet ouvrage, nous nous sommes arrêté avec une complaisance visible à la sainte Enfance du divin ‘Enfant’ JÉs ÉSUS, Nous l'avons fait burtoët bour rattinés .l'âtténtiôn des parents chrétiens, sur l'amour de prédilection que Notre-Seigneur a toujouts eu pour l'enfance. Nous l'avons fait pour leur rappeler la sollicitude anxieuse avec laquelle Sa Sainteté Léon XIII, recommande en toutes circonstances, la bonne éducation des enfants. ...»
Mais, où donc se trouve la source, l’origine, le point de départ de toute bonne éducation ?
N'est-ce pas au pied du Berceau de l’'Homme- Dieu ? Est-ce que Notre-Seigneur Jésus-Christ ñe nous enseigne pas, dès son entréeen ce monde, l'importance du salut de nos âmes? et ne nous indique:t-il pas la voie sûre pour arriver à notre
et
fin bienheureuse ? Vous serez heureux, parents Chrétiens, si vous obtenez que vos jeunes enfants aient une tendre affection pour l'Enfant Jésus, dès leur plus bas âge. Plus heureux, si, à mesure que leur jeune intelligence se développe, ils craignent d’offenser sa Majesté sainte, comprenant, ainsi que vous le leur aurez enseigné, que la crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse. Ils voudront, dans leur piété naissante, ressembler à leur divin Modèle qui, à Nazareth, croissait en sagesse et en grâce, devant Dieu et deyant Jes hommes, à mesgre: qu'il avañçait en âge. Aïàd'ént fajt'les Jenrtes Saints et'kes'jeunes Saintes dont nous racontons ailleurs (1) les merveilles et dans le cœur desquels l’Esprit-Saint s'était plu à verser l’abondance de ses Dons !
| (1) Dans l’ouvrage sus-mentionné, 4 vol. in-8 en préperation.
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Jésus le divin Enfant
Son amour de prédilection pour les petits enfants
VANT de raconter la merveilleuse origine
de la Dévotion à l'Enfant Jésus de Prague,
origine, qui remonte À près de, trois, cents ans,
nous ayons qu faire yn acte: égréable à çe même
divin Enfant’ et à Marie, sa sainte Mère, en disant
un mot de son amour de prédilection pour les petits enfants.
Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle (1). Et Dieu nous a donné son Fils unique sous la forme douce, aimable, attrayante d’un petit enfant. Le prophète Isaïe, jetant un regard pénétrant à travers les âges à venir, aperçut cette étonnante merveille, et dans l'entraînement de son enthousiasme, sous le souffle de l'inspiration divine, il
(x) Joan. 111, 16.
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s'écria : « Un petit Enfant nous est né; et un fils nous a été donné, et la domination a été mise sur son épaule, et il sera appelé l’Admirable, le Conseiller, Dieu, le Fort, le Père du siècle futur, le Prince de la paix! Son empire s'étendra de plus en plus, et la paix qu’il établira n’aura point de fin ; il s’assiéra sur le trône de David, et il possédera son royaume, pour l’affermir et le fortifier dans l'équité et la justice, depuis ce temps jusqu'à jamais. Le zèle du Seigneur fera ces choses (1): »
Cet ‘Enfart es lé réjeton:gkriedéde ja tige de Jessé-. 1,18 El. éarthra dir rejetôn deda dge de Jessé : une fleur naîtra de sa racine. Et l'esprit du Seigneur reposera sur lui: l'esprit de sagesse et d'intelligence, l'esprit de conseil et de force, l'esprit de science et de piété; et il sera rempli de l'esprit de la crainte du Seigneur. Il ne jugera point sur le rapport des yeux, il ne condamnera pas sur un ouiï-dire: mais il jugera les pauvres dans la justice, et se déclarera le juste vengeur des humbles sur la terre. Il frappera la terre par la verge de sa bouche, et il tuera l’impie par le souffle de ses lèvres, »
(1) Is. 1X, 1. et sk90.
À cet âge heureux, « le loup habitera avec la gneau ; le léopard se couchera auprès du chevreau ; le veau, le lion et la brebis demeureront ensemble et un petit enfant les conduira. En ce jour-là, le rejeton de Jessé sera exposé devant les peuples, comme un étendard, les nations viendront lui offrir leurs prières, et son Sépulcre sera glorieux (r).»
Ces grandes merveilles sont accomplies pour nous depuis dix-neuf siècles ! et chaque année le peuple chrétien en célèbre le souvenir, dans la délicieuse nuit de Noël, avec une sainte allégresse.
Et vous, chers petits enfants à qui nous dédions spécialement ces pages, vous aimez le petit JÉSUS de la Crèche ; vous aimez à chanter avec nous le cantique des Anges: Gorta in excelsis Deo ! C'est dans la petite plaine des Pasteurs, au pied de la colline de Bethléem que ces chantres du Paradis firent entendre cette douce mélodie aux bergers, à qui un ange avait raconté déjà tout le mystère de la sainte Crèche. Vous savez, mes chers enfants, avec quel empressement joyeux les bergers coururent à Bethléem, où ils trouvè-
(1) Is. XI, 1. et SEO9.
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rent un petit enfant, enveloppé de langes, couché
dans une crèche, et à côté de lui, Marie, sa très douce Mère ; tout comme le messager céleste le leur avait expliqué.
Jésus, devenu grand, montra toujours, durant les trois années de ses prédications évangéliques, une grande prédilection pour les petits enfants. Un jour, comme nous le raconte le saint Evangile, Jésus se trouvant aux confins de la Judée, au delà du Jourdain, de grandes foules l'avaient suivi, et il guérit tous les malades. Alors on lui présenta des petits enfants, pour qu'il leur imposât les mains et priât sur eux; mais ses disciples, encore très ignorants, menaçaient ceux qui les présentaient, Jésus les voyant fut indigné et leur dit: « Laissez ces petits enfants venir à moi et ne les en empêchez point, car le royaume des cieux est pour eux et pour tous ceux qui leur ressemblent. En vérité, je vous le dis: Quiconque n'aura point reçu le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point. » Et les embrassant et imposant les mains sur eux, illes bénissait.
Dans une autre circonstance, les disciples s’étaient approchés de Jésus, disant : « Qui, pensezvous, estle plus grand dans le royaume des cieux?» Et Jésus appelant un petit enfant, le plaça au
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milieu d’eux, et leur dit: « En vérité, je vous le dis, si vous ne vous convertissez, et ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas du tout dans le royaume des cieux ; quiconque donc se fait petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux. Et qui reçoit en mon nom un petit enfant semblable, me reçoit. Mais celui qui scandalise un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui que l’on suspendîit une meule de moulin à son cou, et qu’on le précipitât au fond de la mer. »
On voit, par ces dernières paroles du divin Maître, combien c’est un crime horrible de scandaliser de petits enfants. Et pourtant, hélas ! combien de malheureux chrétiens qui n’y prennent point garde !
Plus tard, lorsque Jésus fit son entrée triomphante dans Térusalem, toute la ville en fut émue, et chacun demandait : Qui est celui-ci? Et les multitudes répondaient : c’est Jésus, le prophète de Nazareth, en Galilée. Et Jésus entra dans le Temple de Dieu et chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple : il renversa les tables des changeurs et les sièges de ceux qui vendaient des colombes, et il leur dit : Il est écrit : ma maison sera appelée la maison
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