‹ L'enfant Jésus de Prague [microforme]Chapitre 6 sur 8 · L'Enfant Jésus de Prague et les grandes · texte numérisé non relu

L'Enfant Jésus de Prague et les grandes

personnes

I. — Au mois de juillet 1639, à Prague, la comtesse Liebsteinsky,de la noblefamille de Lob Kowitz, était depuis longtemps malade. Elle vit ses souffrances augmenter de jour en jour et finit par perdre totalement la parole et l’ouie. Les médecins les plus en renom avaient déclaré au comte, son mari, qu’ils ne conservaient aucun espoir de guérison. Désespéré du côté des hommes, le comte Leibsteinsky se tourna vers le Saint Enfant Jésus. Seulement, il était bien tard : la malade entrait en agonie. Son mari fait cependant supplier 1: Père Cyrille d'apporter à la maison la statuette miraculeuse. Le religieux arrive, exhorte la mourante et lui présente la sainte image qu’elle baise avec respect en invoquant intérieurement le divin Enfant. A la prière du comte, le Père Cyrille laisse la statuette près de l’agonisante et retourne au couvent. Ilétait à peine sorti que la comtesse Leibsteinsky recouvrait subitement l’ouïe et la parole. Au bout de quelques jours, elle était si bien guérie qu’elle partait avec son mari pour sa maison de campagne.

2. — En 1733, à Gratz, en Styrie, une jeune personne de vingt-deux ans se mourait d’une fièvre intense, déclarée sans remède par les médecins. 1 Munie des derniers sacrements, la jeune fille n’at-

a tendait plus que la mort, lorsque nos Mères Cla- , risses de Gratz lui envoyèrent leur statuette, jacsimile de celle de Prague. La mourante eut la force de la regarder et d’implorer le secours du divin Enfant. Aussitôt elle s’endormit d’un sommeil profond et réparateur. « Je suis guérie, s’écria t-elle à son réveil ; l'Enfant Jésus m’a rendu la santé. Je veux me lever.» On l’en empêcha, | parce que l’on croyait à un accès de délire. Force |

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lui fut d'attendre l’arrivée du docteur. Celui-ci, à | D sa grande stupéfaction, ne put que constater | teu une guérison qu’il avait maintes fois déclarée im- | ris possible. | 4

Nous laissons les guérisons innombrables, ob- | reli tenues dans les siecles précédents, pour arriver NE rez aux temps plus rapprochés de nous. A , gel

3. — En 1891, M. de Laurens quittait son L pu château de Gourmes, en France, pour se rendre qu à Montpellier où il devait subir une opération re- . pol doutable, opération nécessitée par un abcès au 4 TE foie, abcès qui, depuis le mois d’octobre précé- { Ca

dent, n’avait fait que s’aggraver. Il arrive devant . fit

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les médecins qui doivent le traiter. L'un d’eux, M. H..., se met en devoir d’enlever l'appareil recouvrant la plaie. Quel n’est pas son étonnement en constatant qu’il n’en reste pas trace ! « Si une opération avait pu être pratiquée, s’écriat-il, elle aurait laissé une cicatrice. Or, je n’en aperçois pas !... Et pourtant le mal ne pouvait pas disparaître sans cette opération !...C'est bien extraordinaire! . . . Est-ce Notre-Dame de Lourdes qui a fait cela ? — Non, répond Madame de Laurens, aussi stupéfaite que les médecins. Je ne puis attribuer cette guérison qu’à la neuvaine faite pour mon mari à l'Enfant Jésus de Prague, dans un couvent de Belgique. — Eh bien! répliqua le doc-

teur H..., vous pouvez dire que voilà une gué- .

rison miraculeuse ! »

4. — À Estaires (Nord), en janvier 1891, une religieuse bénédictine tomba du second étage au rez-de-chaussée et se fracassa si complètement un genou que le médecin déclara indispensable l’amputation de la jambe ; on devait la faire aussitôt que la religieuse aurait retrouvé la force de la supporter. Ayant entendu parler de la dévotion à l'Enfant Jésus de Prague, spécialement honoré au Carmel de Lille, la supérieure des Bénédictines fit commencer une neuvaine et se procura des

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