‹ L'enfant prodigueChapitre 6 sur 41 · SCÈNE IV. è · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. è

•^scz-moi Toyagcr, mon père... Iaisse^moi voir Paris î

MOBCL, examinant avec plos d'attention.

Mais voof ne pouvez pas voyager seal, U voos faut on^oide... En otnenant vos fréqmateêex' cursioas à Nantes , et apn^s cette absence de quatre jours, il m'était \enu une idée... Tai été jeune aasAi... a votre .'i^^'e, on a liMjoors en léle qnelqui* passion MTrete , q«elqie»-iiiies de ces amouretli.>s éternelhs rpji ne dorenC qa*on moment... (A part.) Il se trouble.) (flaai.) Kt j«.* pru sais que voan allier, fain* voin* ronr h qoelqui! l>ellep<>rsonne... .S'il en est anisi, diio-le ohm... je veu\ le savoir...

jrsTi^. ^

Mon bon père!., depuis long-teDp6|*hésiiatti vous on\rir mM âme, sali aaJo«d*W, q«e \oire conhance m'encoiirage. Je vibtoat vo«s avouer... Il m'en coôtail tant de vous cacher ce qui fait mon es|>oir... mon Iwnbeur!..

uohLL, froidement.

Parb'Z,

ji'STi5, Tivemcot.

Apprenez donc que j'aime une feBMe charmante, digne en t' its de ■> lendrcHe.

Vous la nommez?

JIST15.

Si vous saviez que de grâces!.. Quand voot la connai' >ii pi're, elle vouss^HloinicOM-

me elle Ml

îonuL.

\ oii> iM* m a\»'/. p.it dit son nom ?

JISTIN.

Et puis, elle occupe dans la société une de ces positions...

UOREL.

Ah! c'est une femme du momie ?

jisri.N.

Spirituelle , élégante , tout en elle charme , entraine!.. \ous la \eirez, >ous compremlrez tout le lionheur qu'on éprou>e à l'aimer, à être aimé d'elle !

MORKI..

Mais je vous ai demandé son nom ?

jisri.N.

Son nom n'est pas un mystère... son mari, le baron de Saint-Amlré, occupait dans Tarviée on grade ele\é...

MOBF.L , ironiquemcni.

Ah î c'est une veuve , une baronne ?

jisriN.

Oui, d'une famille très dLsiinguêe.

MOKKL.

Et riche ?

Non; mais ne l< fias, moi ?

MORKL.

Elle consentirait flonc à une mésalliance , car \ous n êtes (fue le lils d'un négoduit. JiSTi:«.

Ah ! mon père.

MORRL.

D'une (iimillc bien obscure.

jisri\.

Qu'importe! \otre réputation d honnête homme e^t un tilie de noblesNC... Et d'ailleurs, a\et. • la richesse, il \\\ a pas de iue>ulllauce. . .

MOREL

Maïs vous avez donc oublié qu'un tel mariage ne peut pas se faire ?

JUSTIN

Ne pas se faire ? et pourquoi ?

MOREL

Pourquoi ? parce que je ne saurais y souscrire... paixe que l'on. vous lionipc, sans doute... parce que vous vous trompez vous-même... parce que vous devez épouser M"'^ de Mcrinville.

JUSTINE

Claire...

MOliEL.

Vous le savez... je vous l'ai déjà dit : le jour

40Ù l'orpheline est entrée chez moi , j'ai formé le

projet de vous unir à elle... aujourd'hui, celle

union est poui' moi la garantie de votre avenir.

Ah ! mon père... je vous en prie... ne me forcez pas à vous désobéir.

MOREL

Vous ne le pouvez pas.

JUSTIN

Ne me forcez pas à trahir mes sermens.

MOREL

Folies.

JUSTIN

Mon père, je vous supplie!..

MOREL

Je ne manquerai pas à mon devoir , et plutôt que de vous laisser vivre dans la compagnie de débauchés et de femmes perdu î^s... j'aimerais mieux... oui, j'aimerais mieux pour vous la mort!..

JUSTIN

Et pensez-vous que je puisse vivre ici? non, cela m'est impossible; j'y suis mal à l'aise... l'air m'y manque... il me faut de l'espace, de la vie... cette tranquilité me fatigue... cette existence me tue... pardonnez-moi, je vous afflige , mais je ne suis pas maître de mes impressions... je vous dis ce que je pense... ce que je ressens... vous voulez mon bonheur, ditesvous , eh bien ! c'est le bonheur que je vous demande... à genoux... à mains jointes !..

(Il tombe à genoux.)

Ara : Faut roublicr.

A vos genoux , je vous supplie, Ah ! consentez à mon départ, De mes biens , faites-moi la part, Que je sois maître de ma vie !

Du bonlieur de vivre à mon gré.

Le prix sera plus grand encore Quand de vous seul je le tiendrai...

A vos genoux, je vous implore.

Et dans vos bras je reviendrai!

MOREL

Me quitter ?

JUSTIN

Vous ne serez pas seul , il vous reste mon frère... il vaut mieux que moi... consentez... écoutez-moi... écoutez-moi...

MOREL

Malheureux ! voilà donc ma récompense ! un enfant pour qui j'ai tout fait , en qui j'ai mis loulc ma tendresse... il était ma joie, ma consolalion... je n'ai rien épargne pour èlre aimé de

lui... Justin, mon lils! où pourras-tu trouver plus de soin... de tendresse... une amitié plus douce... veux-tu désespérer mon âme, veux-tu que je meure avec le regret de te savoir malheureux...

JUSTIN, ému.

Non, non... ne pleurez pas, je reste... je ne vous quitterai plus...

MOREL

Bien vrai...

Oui...

MOREL

Je puis y compter...

JUSTIN

Oui, oui... mon père...

MOREL

Voyons, séchons nos larmes... je pleure aussi, tu le vois... il ne faut pas qu'on nous surprenne dans cet état...

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