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Elle lonibe en ce bois, dans tel lieu, dans tel autre, Et tombée, elle germe ainsi qu'un grain d'épeautre, Dans le premier endroit où la jette le sort.
Sa tige croît : bientôt c'est un arbre sauvage
Dont la Harpie accourt dévorer le feuillage ;
Et l'arbre souflfre et geint sous l'oiseau qui le mord.
Un jour nous chercherons nos corps comme les autres; Mais nous ne pourrons pas nous revêtir des nôtres, Pour expier le tort de les avoir perdus.
Il faudra les traîner ici dans ce bois sombre Nous-mêmes, jusqu'à l'arbre où soupire notre ombre. Et là, tristes lambeaux, nous les verrons pendus.»
Nous écoutions encor cette âme, tronc sauvage. Croyant (ju'elle voulait en dire davantage, Quand nous fûmes surpris par un bruit effrayant.
Tel un chasseur distrait entend à l'improviste Le sanglier qui vient et les chiens sur sa piste, Le branchage qui craque et la meute aboyant.
Sur la gauche, voilà que deux ombres sanglantes, Le corps nu, dépouillé, s'enfuyaient haletantes A travers les rameaux et les ronces brisés.
Quel (linanzi : ora accorri, accorri, Morte; E I' altro, a cui pareva tardar troj)po^ Gridava : Lano, si non furo accorte
Le gambe tue aile glostre del Toppo :
E poichè forse gli fallia la lena,
Di se e d' un cespuglio fece un groppo.
Dirietro a loro era la selva piena Di nere cagne, bramose e correnti Corne veltri eh' uscisser di catena.
In quel che s' appiatto miser li denti, E quel dilaceraro a brano a brano; Poi sen portâr quelle membra dolenli.
Presemi allor la mia Scorta per mano , E menommi al cespuglio, che piangea, Per le rotture sanguinenti, invano.
0 lacopo, dicea, da Sauf Andréa Che t' è giovato di me fare schermo ? Che colpa ho io délia tua vita rea?
Quando '1 Maestro fu sovr' esso fermo , Disse : chi fusti, che per tante punte ^offi col sangue doloroso scrmo ?
ciiAM XIII. i\:\
Le proiiiier s'écriait : « Viens, Moii, viens loiii de suite!» l/;iiih'(', (iiii lui semblait ne pas fuir assez vite, Criait: «Lano, tes pieds furent moins avisés
Au combat de Tappo, la terrible bataille (5)!... « Mais le souffle lui manque, et dans une broussaille .le le vis tout A coii|) tomber et se cacber.
Derrière eux la tbrét de cbiennes élait pleine, Noires, et qui couraient avides, liors d'baleiuc. Comme des lévriers que l'on vient de làcber.
Et tout droit au buisson, sur l'ombre infortunée,
Se jette à belles dents celte meute acbarnée,
Et la met en lambeaux qu'elle emporte en burlant.
Mon guide alors me prend par la main, et me mène Au buisson qui poussait aussi sa plainte vaine, Tout mutilé lui-même avec l'ombre et sanglant.
— «Jacques de Saint-André (6), quel espoir inutile T'inspirait de venir me prendre pour asile?» Disait-il, « de tes torts suis-je pas innocent? »
Mon maître vint à lui : «Pauvre ombre qui murmures. Ton nom?» lui dit-il, «toi, (jui par tant de blessures Exhales ces accents plaintifs avec ton sang!»
214 CAMO XIII.
E quegli a noi : o anime, dm t^UmUi
Siete a veder lo slrazio disoncsto,
Ch' ha le mie frondi si da me disgiunte,
Raccoglietele al piè del tristo cesto :
lo fui délia Città. che nel Dattista
Cangiô '1 primo padrone, ond' ei per qucsto
Sempre con 1' arte sua la farà trista. E se non fosse, che 'n sul passo d' Arno Rimane ancor di lui alcuna vista,
Quel citadin, che poi la rifondarno Sovra i cener, che d' Attila rimase , Avrebber falto lavorare indarno.
lo fei giubbetto a me délie mie case.
CFFANT xm. 215
Le buisson répondit (7) : «Est-ce, Ames inconnues, Pour ce speclacle alïVeux ((uc vous êtes venues? Vous voyez loin de moi loul mon feuillage épars.
Rassemblez à mes pieds cette dépouille triste. Je suis de la cité qui pour saint Jean-Baptiste A quitté son premier père, le grand dieu Mars (8).
11 la fera toujours gémir de cet outrage. N'était qu'elle a gardé sur l'Arno son image Qui reste encor debout, dernier culte rendu;
Les citoyens qui l'ont relevée et bâtie,
Des cendres d'Attila l'auraient en vain sortie,
Et leur sublime elfort aurait été perdu.
Dans ma propre maison, las! je me suis pendu. »