RAC RÉ "ES
130 L'ENFER sûr qu'il y aura pour vous un lendemain ?
Jai connu jadis, dans un petit village de Normandie, un pauvre homme qui, depuis son mariage, C'est-à-diré depuis plus de trente ans, s'était laissé si bien entrainer par les affaires, par son petit commerce, et puis, il faut bien le dire aussi, ‘ par l'attrait de l'auberge et du gros cidre, qu'il avait fini par oublier totalement le service de Dieu. Il n’était pas méchant; bien loin de là. Deux ou trois demi-attaques lui avaient fait peur, mais n’avaient malheureusement pas suffi pour le ramener à ses devoirs.
Les fêtes de Pâques apnrochaient. Son curé le rencontra un soir et lui en parla tout franchement. «Monsieur le curé, répondit l’autre, je vous remercie de votre bonté. J’y penserai, je vous le promets, foi d’honnête homme. Si cela ne vous dérange pas, je reviendrai en parler avec vous dans quelques jours»
Et le lendemain on retrouvait le corps du pauvre homme dans une petite rivière voisine. En la traversant à cheval, il avait éte frappé d’apoplexie, et était tombé dans l’eau.
Il y a deux ans, au quartier Latin, un étudiant de vingt-trois ans qui, depuis son arrivée à Paris, c'est-à-dire depuis quatre années, s'était livré au désordre avec tous les emportements de la jeunesse, recevait