SCÈNE VIII
REMOUSSIN, M. MORIN, puis ROBINOT.
M. MORIN
Vous comprenez mon cher, qu'il faut bien faire quelque chose. . . Tout le monde distribue des petit verres.. .
REMOUSSIN.
Je ne VJux pas.
M. MORIN
Laissez-nous aller... Vous n'êtes pas forcé de savoir... C'est nous qui agissons, ce n'est pas vous.
REMOUSSIN.
Ga ne fait rien...
Si vous tenez à ce que M. Vaudrey soit élu, dites-le... Croyez-vous que les ivrognes qui ont insulté ce matin Mme Rémoussin ne buvaient pas aux frais de votre adversaire ?
REMOUSSIN.
Je neveux pas de corruption. Est-ce que Balbigny tolérerait ça lui ?
M. MORIN
Ah! ça, mon cher ami, pensez-vous que moi, je vous conseillerais rien qui ne fut parfaitement honorable ?
REMOUSSIN.
C'est vrai.
3i l'engrenage
M. MORIN
D'ailleurs, vous, vous ignorez tout.
REMOUSSIN, s'asseyant à sa gauche
j^lors, faites ce que vous voudrez, mais à la conl illion que je n'y soie pour rien, et que je n'en 3a("''e rien.
LE DOMESTIQUE
11 y a là Robinet qui veut parler à Monsieur— et 3e père Taulard qui a oublié de vous dire quelque chose.
M. MORlN.
C'est bien, merci, une minute.
REMOUSSIN.
Robinot ! Mais je ne veux pas le voir... Un paysan qoi fait des vers... Dieu sait quels vers,— un malhonnête homme, un voleur...
Il n'a pas été privé de ses droits électoraux, par sronséquent, vous devez le recevoir.
REMOUSSIN.
Jamais je ne lui donnerai la main.
M. MORIN
Je lui donne bien la mienne, moi. Vous allez Toir... (Il va à la porte.) Bonjour, M. Robinot, comment al lez- vous ?
Entre Robinot, vieux, grande barbe, sordide.