‹ L'engrenage; comédie en trois actesChapitre 38 sur 84 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LÉONIE, tFiste.

Alors, à quoi ça nous sert-il que père soit élu ! Nous dépensons plus que là-bas, l'usine ne donne plus un sou de bénéfice... nous sommes perdues dans ce Paris où nous ne pouvons pas tenir notre rang...*

Mme REMOUSSIN, timidement.

Oui, mais on a la gloire !

LÉONIE, poursuivant sa pensée.

... S'il n'y avait que cela... On se sent entourée de haines et de railleries... Je sens qu'on nous en veut, à nous aussi, des opinions de mon père; et il y a une moquerie h peine dissimulée sur presque tous les visages, devant nos toilettes.

Mme REMOUSSIN, pincée.

Elles n'OHit rien de risible.

LÉONIE

Mais non ! seulement les électeurs les regardent avec des airs de se dire : c'est nous qui les payons ces robes-là.

Mme REMOUSSIN.

Pour ce qu'il en reste, de leurs vingt-cinq francs!

LÉONIE

On nous hait. C'est douloureux de vivre dans cette atmosphère d'hostilité sourde. Ne trouves-tu pas, mère ?

M"" REMOUSSIN.

Tu t'exagères.

le domestique.

Madame, c'est monsieur Taulard. .

MTie REMOUSSix, se levant, ti'è.ï aimable.

Entrez donc, monsieur Taulard, entrez donc .

Entre Taulard.

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