ACTE TROISIÈME
LÉONlE, (Elle le regarde longtemps. Peu à peu, elle comprend et tombe à genoux en embrassant son père et en .sanglotant).
Père ! Père-! Oh ! mon pauvre petit père I
REMOUSSIN, (II lui prend la tête entre ses mains et la regarde, airolé).Tu as deviné ? (Léonie détourne les yeux).
LÉONIE
Pleurons tous les deux.
REMOUSSIN.
Si je n'avais brisé que mon avenir... maisj'aifait le malheur de ta vie !... Oh ! ma bonne petite ! Est-ce que tu pourras jamais me pardonner?
LÉONIE
Je t'aime. . . Je sais que tu es bon... Si tu as failli, c'est qu'on t'a entraîné.
REMOUSSIN.
Oui, mais je suis coupable, cependant. Relève-toi. Conseille-moi. Qu'est-ce que je dois faire?
LÉONIE
Mais (Un temps.) 11 me semble que c'est tout simple.
REMOUSSIN, après l'avoir longtemps regardée, et en lui tenant les mains.
Oui, tu as raison. C'est tout simple, (il s'incline devant elle et la baise au front)... Voici ta mère... Va... Devant toi, je n'oserais pas lui avouer...
LÉONIE
Tiens! voilà du courage! (Elle l'embrasse à plusieurs reprises et sort. Entre Mme Rémoussin).