‹ L'engrenage; comédie en trois actesChapitre 74 sur 84 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

LECARDONNEL.

Est-ce que ça ne s'est pas toujours fait ces choses-là?...

Parble;i ! Et sous tous les régimes. Teste et Cubières...

LECARDONNEL.

Les hommes sont les hommes... on ne les changera pas.

MORIN

C'est évident!

LECARDONNEL.

Il n'y a qu'à fermer les yeux.

MORIN, lui tapant sur le genou-

Et puis, enfin, voyons, maintenant que nous pouvons en parler de sang-froid... en voilà du bruit, pour une affaire qui au fond... quoi? (II rapproche sa chaise.) Non, mais dites-moi un peu ce que ça aurait donné de plus aux actionnaires du Simplon — qui sont très intéressants, je suis le premier à le reconnaître — qu'on ait fait rentrer quelques centaines de mille francs... Voyons? Qu'est-ce que ça leur aurait donné ?

LECARDONNEL.

Mais rien du tout!

MORIN

Rien du tout... On a très bien fait d'enterrer tout ça... C'est fini, n'en parlons plus... Ah ! je vous aurais embrassé, vous, tout-à-l'heure, quand vous m'avez appris... Je dînerai ce soir de meilleur

appétit... Et vous?... Mais j'ai une idée... Mesdames, voulez-vous me faire l'honneur d'accepter à dîner ce soir au cabaret... au chef-lieu.

Mme REMOUSSIN.

Je ne sais pas si mon mari...

MORIN

Je me charge de le décider... Nous allons dîner tous les cinq bien gentiment, en petit comité... et celui qui parlera... politique sera à l'amende d'une bouteille de Champagne. Ah! c'est une idée, ça!

II rit.

LEGARDONNEL, riant.

Entendu...

Entre Rémoussin.

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