‹ L'énigme allemandeChapitre 79 sur 106 · EDE ER TASSE · texte numérisé non relu

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contre eux, c’est au service de la civilisation que s’employa le germanisme. L'une de leurs branches, pourtant, installée en Bohême, du quatrième au septième siècle, les devanca, et, un moment même, eut la gloire de créer une culture et de montrer au monde les routes de l’avenir : placés, comme un coin, au centre de l’Europe, les Tchèques, artisans de la liberté morale et soldats de la vérité, furent longtemps à supporter seuls le choc du germanisme, et ils le supportèrent sans trembler; vaincus enfin à la Montagne-Blanche, ils ne cédèrent pas cependant, et, blessés, on les vit demeurer debout, attendant l’heure.

L'heure vient.

Dans leur marche obstinée, c’est donc le germanisme que les Slaves n’ont pas cessé de rencontrer devant eux. C’est à ses dépens qu'ils se sont agrandis vers l’occident; c’est lui qu'ils menacent, depuis plus de cinq siècles, dans ses possessions et son prestige; et le germanisme sait bien que son adversaire historique, celui contre lequel il aura, quelque jour, à jouer son rang, c'est le slavisme. Or, le rideau qui lui cachait encore ce pesant avenir, les alliés balkaniques viennent soudain de le déchirer. L’inondation slave bat toutes les races de l'Asie; elle s’étend sur la Perse, l'Afghanistan, la Mongolie; repoussée de la mer Jaune et des

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