‹ L'énigme du monde et sa solution selon Charles SecrétanChapitre 112 sur 124 · CHAPITRE XV. LE MOT DE l'ÉNIGMK · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV. LE MOT DE l'ÉNIGMK

Pages 200 et 201. Phil.Lib. T. II, Leçon xv, p. 392 et 393.

Pages 201 à 2o3. Phil.Lib. T. II, Leçon xiv, page 35o (dernière ligne) à 353.

Pages 204 et 2o5. Phil.Lib. T. II, Leçon xv, p. 4o3 et 404.

Pages 2o5 à 207. Phil. Lib. T. Il, Leçon vu, p. 171 à 174.

aaS INDEX DES CITATIONS

Pages 207 et 208. Phil.Lib. T. II, Leçon vu. p. 169 et 170.

Pages 2x3 à 2x5. J'emprunte ce récit au beau livre de M''® Louise Segrétan : Charles Secrétan, sa vie et son œuvre, Lausanne 191 1, pages 218 et 219. J'ai pu en contrôler moi-même la scrupuleuse exactitude, grâce au témoignage de plusieurs membres de la famille Secrétan, descendants directs du grand philosophe, et d'un descendant de Louis Mégroz, l'ami qui reçut à Thonon M°^^ Secrétan et ses enfants. Ils m'ont confirmé le récit de M^^® Louise Secrétan dans tous ses éléments, ils m'ont même donné quelques détails de plus. Je les prie d'agréer l'expression de ma reconnaissance.

PagJS 2x6 et 2x7. Charles Secrétan: La Civilisation et la Croyance, Deuxième édition, Paris 1892, 2^ partie, chapitre m, § vi, pages 2i3 et 214. Le texte de la «troisième» et dernière édition, Paris 1898, est identique à celui de la seconde, pour la même raison que j'ai indiquée au sujet de la Philosophie de la Liberté.

Dans la première édition de La Civilisation et la Croyance, Paris 1887, pages a55 et 266, Secrétan avait d'abord écrit :

«...Depuis ce moment, j'ai vécu, j'ai souffert, j'ai eu des torts dont le souvenir me laboure, j'ai essayé de bâtir des systèmes que j'ai laissé tomber avec assez d'indifférence, j'ai vu les difficultés se dresser l'une audessus de l'autre, j'ai compris que je n'avais réponse à rien, mais je n'ai jamais douté. Nous sommes aimés, Dieu nous veut quand même : je le crois quand même, c'est bien le moins ! »

On voit que pour la seconde édition Secrétan a enrichi son texte et en même temps bifi'é les mots qui marquaient trop de dédain pour ses conceptions métaphysiques.

Ce n'est pas tout: en vue de la «troisième» édition, Secrétan a écrit une nouv^^Ue Préface, de vu pages, intercalée par le brocheur entre la page 4 et la page 5 de la première feuille. Je l'ai entendu raconter, en août 1892, qu'en écrivant cette préface, il avait été longtemps

arrêté par une phrase (on la trouvera au début du second alinéa) où il voulait expliquer que la théorie de la connaissance est le point d'où dépend tout le reste de la philosophie. « J'avais écrit, nous disait-il : « le clou » auquel toutes les solutions sont suspendues », Cet hiatus me déplaisait trop pour que je le laisse. « Le clou » où » n'était pas plus beau. Je cherchai une cheville. Je ne voulus pas mettre «le clou d'or» parce que l'or et la philosophie, ça ne va pas bien ensemble. Alors j'ai mis : « le clou d'argent ». On trouvera peut-être cela très joli, ajoutait-il en se frottant les mains ; on ne devinera pas que c'est une cheville. » On voit par là qu'il avait soin de son style. Mais ceci n'est qu'une digression. Ce que je tiens à signaler, c'est une note de cette préface de la troisième édition, à la page vi :

« La chute est-elle antérieure à toute l'évolution dont procède le monde sensible, ou s'est-elle produite au cours de l'évolution dans le monde sensible luimême ? Nous avons essayé de montrer dans le texte (p. 260) que la seconde alternative est défendable, sans réussir à nous convaincre parfaitement nousmême. Aujourd'hui, nous serions tenté d'en revenir à la première hypothèse, exposée il y a cinquante ans dans la Philosophie de la Liberté, s'il ne valait pas mieux s'en tenir à l'aveu de notre impuissance.»

Il y a une légende qui veut que Secrétan ait renoncé définitivement à sa grande hypothèse métaphysique. On voit que ce n'est pas tout à fait exact.

Page 21^. DIEU EST AMOUR. Qu'on me permette de citer encore cette admirable formule de Charles Secrétan :

«Aimer n'est pas une des conditions, aimer n'est pas l'unique condition du salut, aimer, c'est le salut lui-même. » Phil.Lib. T. II, Leçon xiii, page 3o4 (au bas).

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