SCENE XL Les mêmes, moins GUSTAVE
LABOSSEE (faisant mine d'ôter son habit) Bon ! A c't’heure, je m'mets à mon aise... s'ar- Fe & Tiens ! qu'est-ce que vous avez donc, M. e THEODULE (lugubre)
Hélas ! Je crains un malheur. . .un grand malheur. Ce pauvre Jules...
URANIE
Hein ! qu'est-ce qu'il a mon fiancé ?
LABOSSEE
Oui, qu'est-ce qu'il a ? A'y trop mangé, lui aussi ? (il rit)
* + re à .
Es + + 4:
" 222 * ten HR TRE SARERENE SA MARNE
pr
Len | 0 méernnsermnhnss satire rm crérur ra ke PAT
EE
THEODULE
Il est tombé malade tout d’un coup. . très malade. Mon père est allé chercher le médecin.
URANIE (surprise) Malade ? Mais il était en bonne santé tout à l'heure. LABOSSEE Baste ! ce ne sera rien. (il s'assied) THEODULE Le ciel permette que vous ayiez raison. Cependant. URANIE (inquiète) Ah! mon Dieu! Mais vous me faites peur ! LABOSSEE Mais enfin, qu'est-ce qu'il a mon gendre ?
THEODULE Ecoutez. ‘Vous ne savez peut-être pas que j'ai fait des études de médecine pratique et théorique, et qu'à “fortiori” on peut me considérer comme digne disciple d'Esculape, de Gallien et d'Hippocrate. . .Eh bien, d'après les
symptômes relevés sur mon pauvre frère, je crois... je crains...
URANIE (de plus en plus alarmée) Quoi donc ? quoi donc ?
THEODULE Eh bien, je crois...je crains que ce soit la petite vérole. ..
URANIE (épouvantée) La petite vérole ! La picotte !...Ah ! mon Dieu ! LABOSSEE (se levant)
La picottc ! Nom d'une bourrique !. . . Vous n'vous trompez pas, M e ?
THEODULE URANIE (atterrée)
La picotte ! Mon fiancé a la picote ! Vous allez bat user snmserc Quel malheur, mon Dieu ! quel malheur ! :
LABOSSEE Te frappe pas. C'pas si dangereux qu'ça la picote.
Hélas !
Tu vois, moé j'ai eu, la picotie, et j'en suis pas plus mal. Nous allons l'soigner, ton Jules, et tu vas voir que dans deux semaines au plus, il t’accompagnera à l'autel.
THEODULE (à part) Diable ! mon moyen n'est pas bon.
URANIE Mais si j'allais l'attraper, moi, c't'picotte ? THEODULE (vivement)
Oui...si elle allait la prendre ? La petite vérole, a dit Hippocrate et Gallien, se communique d'autant
#4 ë ; 2 Pa.
É te
spragene.n sega: cor es
dr éar ane traonanpien db verset ed y Lo + 2 2e ane LE croche ele Scetn tee cent ne A RUE té ee té
TRE ET LP are hat Le rt ét kg tte at encens
sérmredhe ». rehochhtes pen rap gt.
CON a |
; hi
TL ECTS
facilement d'un homme à une femme, que la femme esi jeune, de complexion tendre et d'épiderme délicat. Cr comme mademoiselle Uranie me semble justement dans ces conditions, je craindrais fort...
LABOSSEE Des bêtises !
THEODULE Et puis il y a Gustave. S'il allait prendre cette
affreuse As > Ilen mourrait, car à son âge il ne pourrait tenir tête à la fièvre.
Oui, oui. M. Théodule a raison. Il faut nous en aller. ( revenent) Mais si vous vous trompiez cependant ? Si ce n’était pas la picote.
THEODULE
C'est la picote, c'est la picote. (Ça, j'en suis sûr. LABOSSEE
N'importe ! On va toujours ben attendre le docteur avant d’s'en aller...
THEODULE (à part)
Ah! mais non! mais non! Est-il collant ce vieux-là ! (haut) Comme vous voudrez. Seulement laissez-moi vous dire que, pendant ce temps, le germe de la maladie s'élève, flotte dans l'air autour de vous, vous pénètre par la bouche et par le nez, vous prend à la gorge et s'infiltre déjà sous la peau rose et tendre de st
Uranie. Tenez, regardez-vous dans une glace. .
URANIE (apeurée)
Sous ma peau ! la picote ? dans ma bouche ! Non, non ! Je ne veux pas regarder: Allons-nous-en, p'pa, allons-nous-en.
LABOSSEF
Mais mille millions de coqs d’Inde ! Tu vas encore
manquer ce mariage-là.
Mais pas du tout. Vous reviendrez plus tard, quand mon frère sera rétabli. (à part) Et quand nous aurons déménagé.
UE (s’habillant à la hâte)
Oui, ou...c'est ça. Nous reviendrons. Et puis,
rendus + nous, j'lui écrirai. j’lui expliquerai. THEODULE (joyeux)
Oui, justement, vous lui écrirez et il vous répondra. Ça le connaît la correspondance,
URANIE (à son père)
Va chercher Gustave, p'pa. Vite! (à Théodule) Jules ne sera pas fâché de mon abandon ?
THEODULE
Fâché ?...Mais non, mais non...au contraire. Il sera enchan. ..je veux dire, il sera heureux de vous savoir hors de danger, échapper à la maladie infâme qui rôde autour de vous en ce moment. (bruits à la porte, madame Gribois entre. Théodule, à part) Fichtre! voilà ma-
man. Pourvu qu'elle n'aille pas tout gâter. ( haut) C'est toi mère. Tu vois, mademoiselle Uranie et M. Labossée se
disposent à nous quitter...
Madame GRIBOIS (avec joie)
Ah!...(banale) Mais vous avez bien le temps.
Vous reviendrez ?
LABOSSEE J'erois ben qu’nous reviendrons ! Et Jules ? comment est-il ?
URANIE
Est-ce que ça commence à paraître sur sa figure ? Madame GRIBOIS (étonnée) Jules ? Mais il va...
THEODULE Il va très mal, très mal. ..1l délire...
LABOSSEE L'pauvre bougre ! | URANIE (sanglotant) |
Vous allez voir que j'vas l'perdre encore celui-là. . J'me marierai jamais, moé, jamais !
Madame GRIBOIS (à part) Qu'est-ce qu'elle dit ?
LABOSSEE (à Madame Gribois) Et c’est ben la picote qu'il a, vot’garçon ?
Madame GRIBOIS | La picote ? Jules‘? è THEODULE (vivement)
La picote ‘‘maxima”, c'est-à-dire la plus terrible, celle qui ne pardonne pas, qui s'agrippe à tout le monde et laisse une marque indélébile partout où elle a passé.
URANIE (donnant le chapeau à son père) | Allons-nous-en. Nous reviendrons, madame, nous reviendrons. Viens p'pa. On prendra Gustave en passant.
THEODULE (les reconduisant) Croyez que je regrette...
Madame GRIBOIS Ab oui! ahoui! (à Je ne DR (haut) gr Es va vous ouvrir la porte.
LABOSSEE (revenant)
Tonnerre ! j'ai pas peur de ça, moé, la picote ! Y s'ra pes dit que j'e'ri parti-cas Devoir R Ronions à Jules ! J'veux l'voir.
THEODULE (à part) Cristi ! (haut) Et je ne vous en empêcherai pas.
Mais vous jouez gros jeu. Vous risquez d'emporter les germes de la malade avec vous.
is a a Bees
LAS pere nage ans nee en Sd
46 tnt ropromaee ge rétention conrmege et imite enaseh ebher
“. RO 2 200 CCE TESTER ESSENCE ER RER COR UT 2 APUENEE oiblsininshisiadensttts Se DR à MR ETES re
surgit
A re eu CU RS DA CU CE
URANIE
Oui, oui, c'est vrai. Vienst'en p'pa...Viens-t'en. (ils sortent : Uranie rapidement, Labossée à regret, suivis de madame Gribois)