‹ L'enjoleuseChapitre 83 sur 111 · EX · texte numérisé non relu

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Rosine Riffard ? de Pointe-Claire ? (à part) Ciel ! la petite correspondante de Pointe-Claire ! Et l’autre qui

va venir | Madame GRIBOIS (à Jules) Dis donc ? Ce sont eux que tu attendais ?

JULES (à part, à sa mère)

Ah! mais non! mais non. Ce sont des amis...

Ou plutôt, c'est une correspondante d'hier. . .une petite amie avec qui je faisais de la correspondance pour m'amuser. THEODULE Vous allez voir que ce gaï.ard-là a correspondu avec toutes les jeunes filles du pays !

RIFFARD

Savez-vous que ivous êtes bougrement ben monté icitte !... Bigre | J'suis content d'avoir am'ner la p'tite.. J'voulais pas, moé d'abord, parce que j'avais un voyage de navets à v’nir vendre au marché ; mais la p'tite voulait tant v'nir et m’a tant prié que, ma foi ! j'lai pris sul voyage, avec les navets. (il rit )

THEODULE Et vous avez bien fait. Un de plus, un de moins... ROSINE (vexée) Il n'y manquait que vous !

Madame GRIBOIS (poufant ) Prends, Théodule !

THEODULE Tiens ! tiens! Vous avez raison mademoiselle . . . je manquais...

RIFFARD C'est drôle ! On dirait qu'vous êtes pas contents d'nous voir.

JULES

Pas contents, pas contents ? Mais si, si. . .nous sommes contents. . . Seulement comme nous attendons du monde ce soir, vous comprenez ?...

RIFFARD

J'comprends : dans c'cas-là on est arrivé dans l’bon

temps.

ROSINE (à Jules ; avec timidité) C'est vous qui êtes M. Jules alors ?

JULES

C'est moi, oui mademoiselle. (à madame Gribois) Mère, laisse-moi te présenter mademoiselle Rosine Riffard, une de mes correspondantes. (à part, à sa mère) Fais-lui comprendre qu'elle ne peut rester ici ce soir. Et vite, car

les autres vont arriver, et alors...

ROSINE (à madame Gribois)

C'est vrai que M. Jules ne semble pas content de nous voir. Il m’aveit pourtant invité bien souvent à venir...

Madame GRIBOIS

Que voulez-vous ? La surprise. . .il ne vous attendait pas.

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218 L'AMOUR A LA POSTE ne en queue œun-en-em-ns ns eme-ame ses eus sm À JULES

Voilà ! (à part ; à sa mère) Fais-lui comprendre... RIFFARD (à Théodule) Avez-vous un cigare ?

THEODULE Si. Vous fumez ?

RIFFARD Si j'fume ? Vous allez voir ça |...

THEODULE Voici. (il lui tend son étui) Le fumoir est à côté. RIFFARD Oh ! j'suis ben icitte ! Au moins y a d'la compagnie. Dites-donc ? C'est vous qu'êtes Jules Gribois ? celui qui correspondait avec ma Rosine ? (il allume son

cigare)

THEODULE

Le secrétaire général ? Non, ce n'est pas moi. C'est l’autre, celui qui cause avec votre fille en ce moment.

Madame GRIBOIS (revenant ; à part ...

Bon ! voilà le vieux qui fume, maintenant. . . qui fume dans mon salon ! Et Théodule qui le regarde et qui rit ! (elle fait signe à Théodule) Emmène-le au fumoir.

PR ue ue de ue ee uen us œup-mun-mns mu eus em es unes mc cms mage mu mg ui ROSINE (à Jules) Mais oui, mais oui je comprends. Je comprends même très bien. (Ce n'était pas moi que vous attendiez. (ils causent bas)

RIFFARD (fumant et crachant) Christi ! y est bon vot’ cigare !

Madame GRIBOIS (à part)

Sur mon tapis ! (elle fait des signes à Théodule) Emmène-le donc !

THEODULE (à sa mère) Pardon. (Ça regarde Jules...

ROSINE (à Jules, très émue)

Adieu monsieur.

JULES (à part)

Bon ! la voilà qui va pleurer maintenant ! (haut) Allons, allons ! mademoiselle Rosine ! Je ne veux pas vous chasser, loin de là. Je désire tout smplement vous. . Ah tenez, venez là, à côté. Nous y serons mieux pour causer. (il sort en entraînant Rosine)

SCENE XIII Madame GRIBOIS, THEODULE, RIFFARD, GRIBOIS GRIBOIS (entrant)

Qu'est-ce qu'on me dit ? Que nos invités sont arrivée ? Ah ! bien, ça c'est charmant, par exemple !

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