SCENE XVIII Mile DESREVES, Madame GRIBOIS, GRIBOIS
Mile DESREVES
(entrant, suivie de Gribois et de sa femme. Elle parle avec volubilité)
Oui madame, oui monsieur, je viens rendre visite à la famille de M. Jules Gribois, mon correspondant depuis deux ans. Je désirais faire cette visite plus tôt, mais n’ayant jamais eu l’occasion de venir à Montréal, et d’ailleurs très occupée à mes travaux de littérature, je remettais toujours. Mais hier, je me suis dit : il faut que je me rende aux instances de M. Gribois, et que je lui fasse une visite. J'ai mis mes manuscrits dans leurs cartons, j'ai pris le train... et me voilà. Je ne doute pas de la joie qu'éprouvera M. Jules à me voir, car il m'aime, madame, il m'adore, monsieur !...
Madame GRIBOIS (abasourdie) Je n’en doute pas, mademoiselle, je n’en doute pas... Car, enfin, c’est vous mademoiselle La...
Mile DESREVES
= Oui. Mais je ne le vois pas, M. Jules >? Est-ce qu'il n’est pas ici >? Je ne vois que Monsieur. . .son père, sans doute ?
GRIBOIS ( s’inclinant)
Oui, mademoiselle, je suis son père. Mon fils, Jules, est dans la salle voisine, causant avec une jeune fille. Ainsi vous êtes mademoiselle. . .
Mile DESREVES
Mais certainement. M. Jules cause avec une jeune fille en ce moment, dites-vous ? Mais alors...
Madame GRIBOIS
Oh! ça n’a pas d'importance, ma chère demoiselle. (à Gribois, à part) Tais-toi donc, imbécile ! C'est elle. C'est Mlle Labossée. (haut) N'est-ce pas ? vous êtes
mademoiselle La...
Mile DESREVES
Eh ! oui. oui, madame. je eu's mademoiselle. . . Ah ! comme il me tarde de le voir, de lui parler à M. Jules ! Quelle conversat'on charmante il doit avoir M. votre fils ! Ses lettres sont rempl'es de sentiments tendres, de choses exquises. de poésie. Et vous savez, moi, la poésie, c'est ma pañ:ion. Je suis même poète à res heures, vous savez, et quand je pense que votre fils et moi nous pourrions un jour... Non! cela me met aux anges, Me transporte, me. .
GRIBOIS (à sa femme, à part)
Dis-donc, elle en a de la jasette, Uranie. Elle parle, hein ! elle parle.
Madame GRIBOIS (à Desrêves )
Pardon ! Mais M. votre père? Je croyais qu'il vous accompagnait, qu'il serait ici atCC vous.
mb omsaaes tre. toner
Mile DESREVES
Mon père ?...Mais je n'ai jamais dit que je viendrais avec mon père ! Ah! c’est que je suis de la nouvelle école, moi, vous savez, et, bien que jeune fille, j'adore la liberté. Oh ! la liberté ! Sortir, penser, rêver, aller le long des scntiers de la vie, seule, les yeux au ciel, la bouche grisée de l’air embaumé qui vient des hauteurs, et de poésie vivante !...
GRIBOIS (à sa femme ; à part)
Oh ! la, la! Ce n'est pas du bagoût, ça...c'est le déluge. Tu sais, elle commence déjà à m'embêter Uranie. C'est ça que Jules veut nous donner pour belle-fille ?
Madame GRIBOIS
Si, pourtant, ce n'était pas Uranie. Il faut s’en assurer enfin. Voyons. (à Desrêves) Alors, c'est vous qui êtes mademoiselle. . .
Mlle DESREVES
Mais oui, mais oui, encore une fois, c’est moi. (à part) Sont-ils drôles ces gens-là avec leurs questions !
GRIBOIS (s'éloignant)
C'est elle...Il n’y a pas à dire, c'est elle. Non de nom d’un nom !
Madame GRIBOIS En ce cas je vais prévenir Jules.
GRIBOIS Inutile. Le voilà qui vient. -
PANNE NIENENNENE ' vu: Te es CERN EN ME TPE N LER LTURLEN SA DE RFO PET ET Er i TD FO CPR VE PR NDS
“rpeémentennesh | tissage ts soprsmamntohinemnéndtentons