‹ L'enjoleuseChapitre 96 sur 111 · CORRE EN PRET · texte numérisé non relu

CORRE EN PRET

Madame GRIBOIS(passant la tête à la porte)

Elle est partie. Entrons. (ils entrent) Et maintenant, attendons que Justine annonce les nouveaux arrivants. (à Jules) Cette fois-ci tu es sûr que ce sont les

ée qui arrivent, n'est-ce pas ?

GRIBOIS

Tu nous le jures ?

JULES (hésitant)

Eh !...Est-ce que je sais, moi ? Je l'espère, je ne peux qu'espérer. (La porte du fond s'ouvre) Ah! les voilà. . . Mon coeur bat !

DAME, Pise cd, Qt nbsp 69 rt NL

JUSTINE (à la porte ; elle annonce Pompeusement ) Monsieur Advlphus Labossée et mademoiselle Uranie

ssée. Monsieur Gustave La

GRIBOIS (à Jules)

Tu comptes ?

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Madame GRIBOIS Ah ça, mais elle a donc emmené toute sa famille ! (Les Labossée entrent à la queue leu leu) SCENE XXIV Les mêmes, les LABOSSEE

LABOSSEE

Que subséquemment j'me présente, m'sieurs, mesdames et la compagnie. Mon nom est Labossée, Labossée dit Belhumeur, dit Sans-Chagrin. Et v'la ma file, Uranie Labossée, dit Belhumeur, dit ... (ici Gustave sort)

Quel chagrin !

LABOSSEE

Et v'la Gustave... (regardant autour de lui) Tiens ! où qu'il est donc Gustave ? (il appelle avec force) (Uustave ! veux-tu bien v'nir icitte tout d'suite, sacripant, ban-

dit, effronté, polisson, mal élevé, mal-léché, va-nu-pieds !

Madame GRIBOIS (épouvantée) Au nom du ciel ! qu'est-ce que c'est que cette ménagerie-là !

GRIBOIS (à Jules) Dis-donc ? C'est elle Uranie ?

JULES (efondré) C'est elle.

Madame GRIBOIS

C'est elle >? Eh bien, nous allons nous amuser !... Mie

JULES (se remettant)

Eh bien ! non! Il doit y avoir erreur. (Ce n'est pas...ce ne peut pas être‘cette grande... (indiquant Uranie) qui m'écrivait de si jolies lettres. Non, non ! ça, c'est impossible. Je vais lui parler. ..savoir. .. (haut) Mademoiselle, votre père a certainement f: t erreur en vous introduisant ici. . .chez moi.

Ah ! on s’est trompé ? (elle appelle) P’pa !

LABOSSEE Eh ben ? Qu'est-ce qu'y a ?

JULES

Je disais à mademoiselle que vous devez faire erreur et que ce n'est certainement pas ici que vous êtes attendus ?

GRIBOIS (à Jules) Vas-y rondement !

URANIE (à son père) C'est pas ici chez M. Gribois ?

LABOSSEE (à sa fille)

Pas icitte ? Attends...(haut) Alors c'pas vous qui êtes les Gribois ?

Re

Madame GRIBOIS (froissée) Les Gribois !

GRIBOIS C'est nous, c'est nous, Vaugelas ! Après ?

LABOSSEE

Après ? L'quel qui s'immatricule et s'affiche du nom d'Jules ? (à Gribois) C'est-y vous ?

GRIBOIS (flatté, à part)

Tiens ! tiens! j'ai l'air encore plus jeune que je pensais. (haut) Non, M. Sans-Chagrin, non je ne suis pas Jules. Moi, je me fleuris du nom de Henri. ui qui s'affiche et s'immatricule, c'est lui. (il indique Jules)

Madame GRIBOIS (à son mari ; à part) Qu'est-ce que tu fais !

GRIBOIS (même jeu)

Dame ! Comme Jules me semble d'assez mauvaise humeur, je lui envoie Belhumeur dit Sans. . .Tant pis pour lui ! On n'est pas imbécile à ce point. ( haut) r'arfaitement, c’est lui Jules Gribois. Kiss! Kiss !

LABOSSEE

Ah c'est vous l’fiancé ? Eh ben, Uranie, jette-toi dans ses bras. Et cette fois-citte ne l'laisse pas échapper. (il pousse Uranie dans les bras de Jules)

JULES (très embarrassé)

Mais monsieur !...Mais mademoiselle ! (à part) Non ! mais qu'est-ce que je vais faire, moi ?

URANIE (minaudant) Ah! M. Jules !

JULES (la repoussant doucement)

Mademoiselle >? (à part) La peste soit de Cara-

! Sachons si je ne m'illusionne pas. (haut) Vous êtes bien mademoiselle Labossée ? Uranie Labossée ? de Sainte-Barbe ?

Oui, monsieur. . . de Sainte-Barb . C'est d'là que j'vous ai toujours écrit. x JULES

Ciel! c'est elle! C'est bien elle ! (allant à sa mère) C'est elle!

Madame GRIBOIS (à son mari,

C'est elle !

GRIBOIS

Fichtre ! c'est elle ! Eh bien. . .eh bien, tant mieux, tant mieux ! Ça lui apprendra. Moi je file. (sa femme

le retient) LABOSSEE Mais Gustave >? Où c'est qu'il est donc, ce bougreà ?

URANIE

Flanque-lui une pile pour lui apprendre. (Elle s'é-

loigne) Madame GRIBOIS (à Gribois) Va chercher Théodule !.…

RP ne : Po eq me

‘Si

Théodule ! Mais il va me ruiner avec ses vingt-cinq dollars la pièce !

Madame GRIBOIS Puisque c'est Jules qui paye !

GRIBOIS (féroce) C'est vrai. Je vais chercher Théodule. (il sort)

SCENE XXV Les mêmes, moins GRIBOIS URANIE (à Jules) Dieu ! les belles lettres que vous m'écriviez M. Jules!

C'que ça donnait envie d'vous voir, d’vous connaître ! Aussi, quand j'ai reçu votre bague de fiançailles, ça n’a pas été long, allez. Tout d'suite, j'ai dit à p'pa : cette fois ça yest! J'm'marie.

JULES (à sa mère) Va chercher Théodule ! Vite.

Madame GRIBOIS (à Jules) Ton père y est allé. Attendons.

GUSTAVE (entrant) P'pa ! tu parles qu'c'est chouette, icitte !

LABOSSEE

Ah ! te v'là, toé ? Ben, qu'est-ce que tu faisais dans la chambre à côté ? Des mauvais coups ? Hein ? Tiens,

prends ça pour t’apprendre à n’pas faire la bête avant l’âge! (il le gifle ; LGustave hurle)

Madame GRIBOIS (à part)

Non ! mais j'en ferai une maladie ! Et Théodule qui n'arrive pas !

URANIE (allant au piano)

Vous permettez ?

JULES

Mais oui. (à sa mère) Qu’allons-nous faire ?

Madame GRIBOIS (se résignant) Dame ! puisque tu es fiancé.

JULES Me marier ! Me marier avec elle ! Jamais !

Madame GRIBOIS

Mais nom d'un chien !...Tu vois, tu me fais jurer ..comment as-tu pu te faire prendre ainsi ?

JULES

C'est ses lettres. . .ses lettres ! lu les as lues ? Tu sais qu'elles étaient jeunes. ..et fines, et spirituelles. . .. Le moyen de s'imaginer qu'elles provenaient de...de... cette vieille gnan-gnan-là ? Mais voilà Théodule ! Ah ! il me sauvera, lui, il me sauvera ! (entrent Théodule et

Gribois)

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