ACTE PREMIER
.le suis venu voir La troupe à Poulet L'succès est complet.
Y a comm'ça des gens A tous les moments Oui dirigenl tout Et qu'on suit partout.
C'était autrefois Des grands chefs, des rois, Cïut Napoléon, Maint'nant c'est Gaston !
Nous sommes ainsi Dans ce pays-ci Quelques types chics Suivis des publics.
Nous avons conquis / » .
Un pouvoir exquis, { Et cela ma foi, Sans savoir pourquoi !
Moi je suis Gaston.
Etc.
Ainsi, mon très cher, J'ai lancé l'Chat-Vert, Nini Patte-en-1'air.
Et mêm' l'aut' hiver bis J'ai lancé Wagner...
TRIPMANN
Ah ! du moment que le mouvement est ici...
GASTON
Comment ignores-tu ça, toi, le baron Tripmann, le mari d'une parisienne lin de siècle ?
TRIPMANN
C'est vrai, j'ai épousé, il y a un mois, la plus jolie divorcée de l'année $»c'est justement la préparation de mon mariage qui m'a empêché de continuer à être dans le train.
GASTON
Ta femme, la baronne, y est restée, elle !
TRIPMANN
Et ce soir, elle y sera encore plus, dans le train, puisque je l'emmène en Italie. A ce propos, c'est toujours convenu, tu nous
J}rmr\
permets de nous arrêter dans ta villa de Monte-Carlo ? un jour seulement, le temps de nous reposer ? . *
GASTON ^/ bluffa -O^l^ *^ Ça m'est égal, vas-y, moi je reste à Paris ! 11 me faut bien le temps Hp «^rinirp |;i T0iPf[rifj jyiniia puisque j'ai parié / &0 +&te%àffl() francs que je le ferais. u^t &u*^.
TRIPMANN ûi*. U y±4<l**\ • Oui, contre moi et le président de notre cercle ; une drôle d'idée que nous; avons eue la, toi de paner et nous de tenir !
',..-. . - GASTON '
£'t'iJ^^'^^f-!^^-^J^f^L"%^< t'rbp' pris de kummel ; j quand te prends trop" de ïïuinmeT, je ne me connais plus ; j'em- à brasserais des sénateurs ! ' 1
. TRIPMANN - : .
Tout car c'est ma faulje. J'avais bien besoin de vous payer un
aussi bon dîner hier pour enterrer ma vie de veuf! Écoute,
' ! tu 7«s parié ?ét; on m'a délégué pour contrôler officiellement- ta
victoire ; mais il est encore temps de nous reprendre ; nia
femme m'attend, lâchons tout. o » *
GASTON iMk. o** J-C^CU^ «^ Ô1^
Kt-iih>it;parf ? 10.000 balles au président et 10.000 balles à toi ?
TRIPMANN
. Tu les payeras, voilà tout! Tu es encore assez riche pour Va ! .
GASTON
Enfanl.il n'y a plus de parisien assez riche pojjr jeter -, 2.000 louis par les fenêtres ! Mon i \;i a- été "converti, mon vieux, el j'ai un conseil judiciaire. L| J Jb* tu* ). J-ulL/ J *&J-o+*J
+*»' >TK[p.\!AXN -C^d. .
Mais tu seras bien forcé de payer le pari ; tu.es sûr de le . . perdre, car tu n'es guère avancé auprès de la Toledad ! -r.
Ces femmes-là ne se laissent pas prendre comme des parisiennes ; c'est jeune, sauvage, ça n'a pas encore entendu parler son cœur
Et tu crois qu'il parlera, son petit cœur ?
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