ACTE TROISIÈME
LA, MARACONA
Un peu ; nous sommes si malheureux depuis trois jours que la Toledad nous a plantés là!
POULET
Voyons, ma chère, je ne pouvais pas continuer à vous payer
des cachets, alors que mou public refusait de vous entendre et
f criait tout le temps sur l'air des lampions : Toledad ! Toledad !
MELIE
Ou s'assied, dites?
f^j I POULET
' Oui, ma fille. (Mélie s'assied. A la Maracona ) Vous permettez?
LA. MARACONA
Parbleu ! mademoiselle Mélie est très aimable d'être venue avec vous ce matin.
MÉLIE
Je suis venue parce que mon directeur ne veut plus me lâcher.
POULET
Mélie!
MÉLIE
C'est vrai, il est tellement jaloux qu'il me traîne tout le temps derrière lui... C'est à regretter mon magasin... Oh ! tout n'est pas rose dans le métier d arlisse !
POULET
Eh bien, oui, je m'y suis attaché, tel le lierre à l'ormeau sans s'en lasser s'enlace. (A la Maracona.) Quand je ne l'ai pas /^ » près de moi, je ne suis pas tranquille ; une attention à nos \y. 1 Agus. c'est si absorbant. ™"™"" J
LA MARACONA
Je suis comme vous ; il me manque quelque chose quand le Ëapitan Antonio n'est plus sous mon œil.
Eh bien ; quelles nouvelles d'Antonio et de la Toledad ?
LA MARACONA
Aucune encore ; prenez-nous tout de même quelques jours, le temps de gagner de quoi retourner clans notre belle patrie ; ou bien, prêtez-nous une petite somme...
POULET, noblement Madame, vous verrez bien des directeurs l'argent, vous n'en verrez jamais qui en prêtent, au lapin la générosité du pélican ?