SARDAIGNE
En 1739, Lord Raymond, Grand Maître delà Grande Loge d'Angleterre nommait le Marquis des Marches Grand Maître de la Grande Loge provinciale de Savoie et de Piémont; elle avait trois Loges sous son obédience.
A partir de 1770, le Grand Orient de France établit des Loges en Sardaigne, et, parmi elles, une « Les trois
Mortiers » se proclama Grand Orient de Sardaigne et fonda même une Loge à Dresde sous son obédience.
Mais la Grande Loge d'Angleterre continua à fonder des Loges en Piémont et la Loge « Saint Jean de Nouvelle Espérance » fut constituée à Turin, le 25 mars lyyS.
En 1782, qiiator:[e Loges travaillaient activement tant en Piémont qu'en Savoie.
En 1788, le roi Victor Amédée III centralisa l'autorité maçonnique dans la Grande Loge de Sardaigne qui siégeait à Chambéry, mais, ensuite et par décret royal du II Janvier 1790, il la déclara dissoute, sans interdire aucunement les travaux des Loges qui se placèrent sous différentes obédiences.
En 1792, lors de la cession de la Savoie à la France, les Loges savoyardes travaillèrent sous les auspices du Grand Orient de France. Enfin, le même roi Victor Amédée III promulgua son édit du 20 mai 1794 interdisant absolument tout travail franc-maçonnique; les Loges furent dissoutes et ne reprirent leurs travaux que lors de l'occupation française en 1802.
En remontant sur le trône, le roi de Sardaigne remit en vigueur par décret du 20 mai 18 14, son interdiction absolue et les travaux cessèrent à partir de cette date, dans tout le royaume sarde.