SCENE IV
BIRÏON, MARIE, marchant sur la pointe du pied et s'a^ancant vers la porte à gauche,
BIRTON.
Hébien, que faites-vous donc-ià!
MARIE, VaperoeyanL
rf)h! mon Dieu, je marchais tout doucement de crainte de reveiller Monseigneur.
BIRTON.
Ah! ne craijiçnez rien, quand il dort, il dort bien, il n'a que cela à faire... Hé bien, Marie, vous ne me regardez pas?., allons , je vois que vous êtes encore fâchée du baiser d'hier; écoutez donc, si vous me l'aviez donné , je ne l'aurai pas pris.
Air nouveau de M. Panseron,
De toutes mes folies Accuse ta rigueur, Toujours tu te défies 3")e ma sincère ardeur.
Mais réponds-moi , traîtresse ^ Par quels moyens, hélas I Te prouver ma tendresse ?
En ne m'en parlant pas.
BIRTON.
2^ Couplet.
3'ai fait pour toi , cruelle , , JR^
Des serments et des vœux , Wi^
Et j'ai fait sentinelle
Souvent une heure ou deux.
Alors dis-moi, ma chère,
Pour plaire à les beaux yeux,
De plus que puis-je faire ?
MARIE
Me faire vos adieux.
MARIE
Quel bonheur! voilà Monseigneur qui descend!
BIRTON.
Eh! non, ce n'est pas lui. Ah ça, quelle impatience avez- vous donc de le voir ?
MARIE
C'est que j'ai de bonnes nouvelles à lui annoncer... une nouvelle qui lui fera bien plaisir... un ami qui lui ariivcî'
BIRTON.
Parbleu ! des amis , quand on est riche , il vous en arrive tous les jours.
Oh ! non , celui-là , ce n'est pas un ami à sa fortune , c'est un ami à lui.
BIRTON.
Hein?
MARIE
Oui , c'est sir Ârundel, celui qui Ta élevé; un homme franc et loyal qui ne flalle personne , et dit toujours la vérité.
BIRTON.
Et ce monsieur-là a fait fortune ?
MARIE
Eh! mais... c*est lui, je crois, qui vient, entouré de tout ce mon^e.
/«• BIRTON.
Adieu, Marie j je cède la place à notre nouvel ami.
Il sort.