EXTIRPATION D’UN KYSTE DU CORPS THYROÏDE
La tumeur, du volume du poing, fait saillie à la région cervicale antérieure.
La capsule de la tumeur est mise à découvert par une incision tranversale.
Les muscles Sterno-hyoïdiens et Sterno-thyroïdiens sont coupés en travers.
Une pince à anneaux est placée sur la lèvre inférieure de la plaie.
L’incision est agrandie, de manière à mettre la tumeur en évidence.
La partie superficielle de la tumeur est détachée par la manœuvre de divulsion, de manière à ne blesser aucun vaisseau.
La tumeur est libérée de ses adhérences celluleuses superficielles, puis luxée hors de la plaie.
Il existe encore des adhérences profondes qui sont sectionnées à petits coups de ciseaux.
La libération de la tumeur est difficile au niveau du larynx et des premiers anneaux de la trachée.
Ouverture du kyste avec les ciseaux et évacuation du liquide, qui s’échappe sous l’aspect d’un jet noirâtre.
Toilette de la plaie avec des compresses stérilisées.
La poche kystique, flasque, est encore très adhérente à la trachée. Elle est disséquée à petits coups de ciseaux.
On constatera qu’aucun vaisseau important n’a été blessé.
Le kyste est entièrement énucléé.
On fait la toilette définitive du champ opératoire.
On pince et on lie les vaisseaux qui donnent du sang.
La suture de la peau est faite avec les agrafes. Le chirurgien affronte la ligne de réunion avec deux pinces à griffes et l’assistant place les agrafes une à une dans l’intervalle des deux pinces.
La pellicule s’arrête ici.
On a placé ensuite un drain de verre à chaque extrémité de l’incision, puis un pansement aseptique.
THYROÏDECTOMIE UNILATÉRALE GAUCHE POUR GOITRE PARENCHYMATEUX
La tumeur, presque médiane, est du volume du poing; elle a rejeté le larynx vers la droite.
Incision transversale des téguments et des muscles superficiels, couche par couche, et découverte du pôle antérieur de la tumeur.
Incision de la capsule celluleuse de la tumeur et libération, de sa face antérieure, par divulsion.
Les veines superficielles, qui ont été sectionnées, ne don-
nent pas de sang, parce que les lèvres de la plaie sont tendues sur la tumeur.
Les doigts circonscrivent la tumeur, passent au-dessous d’elle et la luxent au dehors.
Dès que la tumeur est luxée, les veines superficielles, qui donnent un peu de sang, sont pincées avec des pinces à mors courts et à griffes.
Le pédicule du goitre est confectionné en refoulant en arrière de la tumeur sa capsule celluleuse.
Ce pédicule est très court.
L’application de l’écraseur est assez difficile, et exige une série de manœuvres qui durent quelques secondes.
La manœuvre de l’écraseur est bien visible : l’instrument est appliqué comme une pince ordinaire à anneaux : on voit l’index gauche pousser le verrou qui rètient l’anneau mobile. L’anneau est écarté, et le cran de la noix qu’il commande s’engage dans l’encoche du cliquet médian, porté par l’autre branche de l’écraseur.
L’écrasement est effectué en rapprochant les anneaux de l’instrument à pleines mains. L’anneau mobile est écarté de nouveau, l’index gauche déclanche le cliquet médian, l’anneau mobile retombe et l’index le fixe de nouveau à la branche correspondante par le verrou terminal. L’écraseur est enlevé, la tumeur est soulevée avec la main.
On fait une première ligature circulaire dans le sillon produit par l’instrument, puis une deuxième ligature, ou ligaturé de sûreté.
Section du pédicule. Toilette de la plaie.
La pellicule s’arrête ici. Il reste à suturer la peau, à placer les drains et à faire le pansement.
THYROÏDECTOMIE BILATÉRALE INCOMPLÈTE POUR GOITRE EXOPHTHALMIQUE
La tumeur est bilatérale. On sait que le goîire exophthalmique est exceptionnellement vasculaire.
Incision transversale des téguments, comme dans l’opération précédente.
Section transversale des muscles sterno-hyoïdiens et sterno-thyroïdiens et pincement des veines superficielles qui viennent d'être sectionnées.
La capsule celluleuse du corps thyroïde, mise à découvert, est incisée. On reconnaît d’abord la tumeur du côté gauche.
La partie antérieure de cette tumeur est libérée par divulsion, de manière à éviter de blesser les organes voisins.
La libération de la tumeur est complétée avec les doigts, qui pénètrent au-dessous d’elle et la luxent hors de la plaie.
Le pédicule est confectionné en refoulant en arrière de la tumeur sa capsule celluleuse, qui se continue sur le pédicule vasculaire.
Le pédicule est étreint avec l’écraseur, qui sépare la tumeur d’une petite partie saine du corps thyroïde. La manœuvre de l’écraseur ne dure que quelques secondes.
La ligature est faite dans le sillon produit par i’écraseur.
On fait une secondé ligature circulaire et on coupe à 10
millimètres au-dessous.
Le champ opératoire est exploré pour la découverte du lobe droit de la tumeur.
Le lobe droit de la tumeur est à son tour libéré par divulsion, puis luxé au dehors.
Application d’une pince sur une veine qui vient à saigner.
Pédiculisation du lobe droit de la tumeur, et écrasement du pédicule en prenant soin de ménager au-delà de l’écraseur une petite partie saine du corps thyroïde.
Ligature circulaire, dans le sillon produit par l’écraseur.
Une ligature de renfort est faite avec le même fil.
Section du pédicule.
La toilette de la plaie montre qu’il n’y a aucune hémorragie .
On fait la ligature des veinés superficielles.
La pellicule s’arrête ici. Il restait à suturer la peau, à placer les drains et à faire le pansement.