EXTIRPATION D’UN ENORME MYXOME DE LA CUISSE
La tumeur, d’un volume considérable, s’est développée au milieu des muscles de la région interne de la cuisse gauche.
Le membre est placé en flexion et en abduction forcée.
La peau, amincie au niveau de la partie la plus saillante du néoplasme, doit être partiellement réséquée.
Double incision longitudinale interne, circonscrivant la partie des téguments qui doit être réséquée.
La surface du néoplasme est mise à découvert.
Dissection de la lèvre postérieure, puis de la lèvre antérieure de la plaie.
La peau est saisie avec une pince à mors annulaires.
Enucléation progressive de la tumeur et dissection de ses attaches profondes.
Le pôle supérieur du néoplasme est entièrement libéré. La partie moyenne de la tumeur est détachée des muscles profonds à petits coups de ciseaux.
Cette dissection a lieu au contact presque immédiat de la gaine vasculo-nerveuse.
Les ciseaux sectionnent successivement les faisceaux musculaires envahis par le néoplasme.
La dissection se poursuit de haut en bas jusqu’à ce que la tumeur soit entièrement détachée.
Toilette du champ opératoire.
La pellicule s’arrête ici. La fin de l’intervention, qui comprend l’hémostase, la suture de la peau, l’application des drains et le pansement n’a pas été photographiée et serait d’ailleurs sans intérêt.
NEPHRECTOMIE LOMBAIRE.
Le rein droit, atteint de lithiase ancienne et de pyélonéphrite infectieuse, est volumineux et adhérent.
La malade est placée dans le décubitus latéral gauche, le flanc gauche soulevé par un coussin de sable, afin de mettre en évidence la région lombaire droite.
Incision oblique, sur le bord de la masse sacro-lombaire, partant de la 12e c ôte et se dirigeant en bas, puis en avant vers l’épine iliaque antéro-supérieure.
Incision de l’aponévrose superficielle, puis du feuillet profond et découverte du muscle carré des lombes, dont les attaches à la crête iliaque sont sectionnées pour donner plus de champ dans la profondeur.
Découverte du rein à la partie supérieure de la plaie et incision de sa capsule adipeuse.
Le rein, volumineux et adhérent, est libéré d’abord en bas, puis en avant, par divulsion, tantôt avec la main droite, tantôt avec la main gauche.
Bientôt cette dernière atteint le pôle supérieur de l’organe qu’elle détache petit à petit.
Le rein bascule et se trouve luxé au dehors de la plaie.
Il est parsemé de loges purulentes et ne peut pas être conservé.
Le pédicule, bien limité avec les doigts, est saisi entre les mors d’une longue pince courbe et étreint avec l’écraseur grand modèle. On voit la main droite placer l’instrument, armer le levier, écraser, puis enlever l’instrument, le tout en quelques secondes.
Ligature circulaire dans le sillon produit par l’écraseur.
La pince qui a été placée sur le pédicule est enlevée au moment où l’on serre le fil. On termine un premier nœud droit, on fait une seconde ligature par transfixion, puis une troisième ligature (nœud de Dionis).
Section du pédicule à 20 millimètres de la ligature.
La pièce est enlevée dans une cuvette.
On fait alors la suture des plans aponévrotiques au catgut et en surjet.
On peut constater que la perte de sang a été insignifiante.
Suture de la peau avec lés agrafes.
Tamponnement aseptique de l’angle inférieur de la plaie.
Toiletle de la peau. Application d’un drain de verre-à
chaque extrémité de l’incision. La ligne des sutures est recouverte d’une compresse stérilisée.
Il ne reste plus qu’a appliquer le pansement.