‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 129 sur 404 · d., I, 22 (M. 34, col · texte numérisé non relu

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pas toujours une opinion fixe, et l’on peut trouver dans Tertullien, dans saint Jérôme, dans saint Augustin, pour ne prendre que les plus importants des Pères latins, des textes qui permettent de les représenter tour à tour comme des adversaires et comme des partisans des études classiques!.

Dans le De spectaculis, Tertullien embrasse dans une réprobation générale toute la littérature profane *. Ailleurs 1l condamne la dialectique pour les hérésies auxquelles elle a donné naissance 3, Mais, d'autre part, dans le De idolatria, Tertullien admet que les enfants aillent à l'école # : de son temps, l'école était forcément paienne. Îl exige seulement qu'auparavant l'enfant ait reçu une solide éducation religieuse, et qu'il arrive à l’école prémuni contre l'erreur. En outre, par une distinction légitime, s'il permet aux chrétiens d'étudier les lettres, il leur interdit de les enseigner ÿ. Il fait remarquer que le maître semble recommander ce qu’il enseigne, et qu'en outre il doit participer aux fêtes paiennes, tandis que l'élève peut ne prendre de l’enseignement que ce qui est conforme à ses croyances. Ce moven terme n'en était pas moins en contradiction avec le principe posé par Tertullien, d’après lequel il fallait rompre avec l'antiquité profane. Il s’en aperçoit, et il se justifie en invoquant la nécessité 5. L'enfant doit fréquenter l’école païenne, parce qu'il n'a pas d'autre moyen de recevoir l'instruction.

Saint Jérôme lisait les auteurs profanes. Dans sa lettre à Magnus, il revendiquait le droit de les introduire dans l'éducation 7. Mais, ailleurs, il s'accusait d’avoir emporté à Jérusalem toute une bibliothèque d'auteurs profanes © ; il ne voulait pas qu'on négligeñt l'Évangile et l’Écriture pour lire des comédies, chanter des vers (amatoria), des bucoliques, etc. ® Bien plus, dans une

1. Nous avons laissé de côté saint Ambroise chez qui nous n'avons pas relevé de textes relatifs aux études, comme dans saint Jérôme et saint Augustin.

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