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avons parlé, ne sont pas antérieurs au 1x° siècle !. Il n’est donc pas certain qu'on doive attribuer l'ouvrage au biographe de Columba. Quand même ce serait établi, il resterait d'ailleurs à prouver que Thilo se trompait, en attribuant à Théodore ou à Hadrien l'introduction de Philargyrius chez les Irlandais *?. | La
De cette revue des écrivains irlandais du vif siècle, qui ont écrit en latin, il résulte que l'enseignement monastique avait continué à utiliser les textes profanes en Irlande *. Ce résultat apparaît avec : évidence, sans même que nous ayons besoin d'invoquer l'exemple | d'Adamnan, dont l'éducation ne peut être rattachée avec certitude à l'enseignement donné dans les monastères irlandais. Nous arrètons ici notre étude des écoles d'Irlande; avec l'âge suivant, s'ouvre une période nouvelle de leur histoire. La science d'un Virgile de Salzbourg ‘ ne peut être revendiquée tout entière par l'Irlande. I] était né et avait été instruit en Irlande; il quitta le monastère d'Aghaboe 5 en 743, pour venir sur le continent. Il fut évêque de Salzbourg de 767 à 784. Si on fixe sa naissance vers 1107, on voit que, selon toute évidence, il avait pu profiter du progrès des études chez les Anglo-Saxons, comme son compagnon Dubdagrec8. Pour expliquer ses idées sur la forme de la terre qui l'engagèrent dans une querelle avec Boniface, il est inutile de supposer qu'il savait le grec mieux que les Anglo-Saxons. Autant qu'on peut en juger, il n'avait fait que tirer les conséquences de la doctrine antique conservée par Bède ?.
1. x° d'après M. Thomas {id,, p. 275), le Laurentianus ct le Paris. 7960 du xe, Je Paris. 11308 du 1x°, d’après Hagen (op. cél., p. vu). M. Thurneysen (Z/f1.f. cell. Philol., IX, p. 5) fait remonter les gloses irlandaises du Laurent. et du Paris. 1960 à la fin du vie siècle.