DeSS. Eub. cel v. 1#30et s. (Poet. lat. car., 1, p
+ V,1#34: « Illis rhetoricae infundens refluamina linguae. »
5. La Géométrie est indiquée, semble-t-il, par les mots... variasque fiquras (v. 1445).
dans les vers 1436-38 1 à la fois la poésie et la musique, el interpréter les mots Aonio cantu comme s'appliquant spécialement au chant ? Cette interprétation n'est pas invraisemblable ; mais elle ne s'impose pas. Il se peut que l'enseignement de la musique ait été restreint à celui du chant grégorien, nécessaire pour les offices, — il est mentionné dans un passage de Bède cité plus haut, — et que, dès lors, Alcuin ne l'ait pas compris dans les Arts libéraux : L'étude de l'astronomie semble s'étendre au delà de ce qu'enseignait Hadrien. Les quatre vers d'Alcuin constituent le programme dun cours d'astronomie très vaste, beaucoup plus ample, en tout cas, que pour permettre de fixer simplement la date de Pâques; il est vrai que l'objet de cette science se laisse facilement exposer en vers latins, et quil ne faut peut-être pas mesurer l'importance des études astronomiques de l'Ecole d'York au nombre de vers qui servent à les signaler.
L'histoire naturelle n'était pas indiquée comme figurant à part dans la liste des matières enseignées par Hadrien; mais nous avons vu plus haut qu'Aldhelm avait entre les mains Solin, Isidore de Séville et les Prata de Suétone: il y avait trouvé les notions qui étaient données à York. Par contre, le programme versilié d'Alcuin ne mentionne pas l'étude de l'histoire dont s'occupait l'abbé de Malmesburv. On trouve pourtant des historiens dans le catalogue de la bibliothèque d'York ; et, d'autre part, l'histoire est considérée par Alcuin comme une partie de la grammaire *. Le De temporibus et le De temportbus ralione de Bède, ainsi que de nombreuses allusions qu'on relève dans ses gloses de l'Ecriture, attestent que l'histoire avait sa place dans l’enseignement monastique, chez les Angylo-Saxons.
On le voit, l'enseignement donné par Aelbert à York nest pas aussi complet que celui qui fut donné plus tard, en Gaule, par Alcuin, celui-ci trouva dans la bibliothèque d'York, dont il eut la garde, de quoi compléter ses connaissances. Aelbert y avait rassemblé une importante collection, et, au cours de ses voyages, qu'il entreprenait « conduit par l'amour de la sagesse », dit Aleuin 3, il avait trouvé mainte occasion de l'enrichir.
1. De SS. Eub. Ecel., v, 1436 (Poet. lat. car., 1, p. 201) : Ilos Aonio nocuit concinnere cantu, Caslalida instiluens alios resonare cicuta, Et juga Parnassi lyricis percurrere plantis,
2, Gramamn., M, 101, col, 858).