Bède (id., p. 289), Alcuin {id., p
8. Bède (id., p. 28%), Alcuin {id., p. 306) d'après Agroecius (id., p. 118).
9. Accersil qui evocat, arcessil qui accusat, Bède lid., p. 264}, Alcun (id. p. 296) d'après Agroecius (p. 114).
10. Apparel quod videtur... adparel quod obsequitur, Bède (id., p. 264), Alcuin (éd., p. 296) d'après Agroecius (id., p. 264). Cf. Brambach (id., p. 298. — [ls introduisent ici une exception à la règle d'assimilation qu'ils ont poste, pour pouvoir distinguer les différents sens d'un même verbe.
11. Béde ‘id, p. 287); Alcuin {p. 308) d'après Caper (id., p. 100). Cf. Brambach (id., p. 1#11.
12, Alcuin (1d., p. 308}. TT a conservé les deux étymologies : a quo diebus donnée par Cornutus ap. Cassiodore (id., p. 149), d'où quotidie, et a continent die donnée par Papirianus ap. Cassiodore (id., p. 158) d'où cotidie.
13. Alcuin(td., p. 301). Ce composé inconnu n'aurait-il pas été forgé par un grammairien ayant mal compris un passage de Quintilien, Inst. oral., 1,7? |
44. Monnier (Alcuën el Charlemagne 2, p. 97 a pensé qu’Alcuin avait insisté sur l'orthographe à cause de la prononciation germanique de ses élèves. Ce n'est pas impossible ; il faut pourtant noter que la confusion du b et du r, qué Monnier a citée pour appuyer son hypothèse, était déjà signalée dans des ouvrages destinés à des Romains, Cf, Cassiodore {id., p. 165 et s.).
teurs que ne devaient l'être Les scribes,du vui® et du ix° siècle, et surtout les grammairiens des siècles suivants !.
Jusqu à présent nous n'avons pas eu l'occasion d'expliquer pourquoi des moines anglo-saxons avaient recueilli telle ou telle partie du programme romain. L'étude des parties du discours, les vices, l'orthographe ne constituaient pas des matières qu'on püt écarter de l'enseignement ecclésiastique. Nous avons vu seulement qu Alcuin avait omis théoriquement tout ce qui pouvait avoir un autre objet que l'étude même de la langue adoptée par l'Église latine. Dans les traités d'orthographe de Bède et d'Alcuin, nous signalerons quelques remarques rédigées, semble-t-il, en vue de la formation des clercs. L'insistance avec laquelle Bède et Alcuin ont indiqué la manière de séparer les syllabes ? peut être, en grande partie, croyons-nous, rattachée à la nécessité de diviser régulièrement les syllabes dans le chant d'église.
Autant qu'on peut en juger par ces traités, l'enseignement des parties du discours et de l'orthographe, chez lé Anglo- Saxons, fut, avant tout, pratique. Le souci de la clarté fut le principe nul qui guida leurs maîtres. Étrangers, ils apprirent dans des livres, ce qui donna à leur savoir une certaine raideur, et, parfois, une allure un peu étrange; chrétiens, ils cherchèrent les règles de l'usage dans l'antiquité profane et sacrée, et ils admirent des éléments disparates. Mais leur grand mérite, dans l'histoire de l'enseignement du moyen âge, est d'avoir su éviter le raisonnement; le seul traité dont nous ayons parlé, où la grammaire fasse appel à la dialectique, a été composé plus tard sur le continent. +