‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 368 sur 404 · Traube, id. Voir Bède, Hist. Eccl., II, p · texte numérisé non relu

Traube, id. Voir Bède, Hist. Eccl., II, p

7. Vita, 1 (Acta SS., juin, IV, p. 23). Il est ordonné par saint Fursy.

8. D'après une vie très postérieure, # (Mabillon, Acta SS., If, p. 599), il serait venu d'Irlande auprès de saint Faron, évêque de Meaux, avec quelques compagnons. |

9. vue siècle (Bibl. hagiogr.), + en 680 (Gallia Christ., XIIT, p. 1263).

10. vrie siècle (Bibl. hagiogr.). Cf. Legris, Anal, Boll., X, p. 406, et Vacandard, Vie de Saint-Ouen, p. 202, note.

11. Nous laissons de côté saint Liévin (Livinus), Irlandais, d'après sa vie (2, M. 87, col. 329), et disciple d'Augustin de Canterbury (5, 12, 14, col 330, 334); il aurait été en rapport avec Foilan {que Mabillon distingue de Foilan, frère de Fursy) et Kilian (10, 13, col. 333, 334). Il vient ensuite évangéliser la Flandre. M. IHolder-Egver a montré que cette vie n'avait aucune valeur (Zu den Heiligengeschichlen des Genter S!' Bavosklosters, dans les llistorische Aufsälze dem Andenken an Georg Wailz gewidmet, 1886, p. 6#+#+). Les distiques qu'on lui attribue (M. 87, col. 345, cf. Ozanam, La civilis. chrél. chez les Francs, p. 137, note) ne sont pas plus authentiques.

12. Cf. Gaidoz, Un saint irlandais en Savoie, dans Rev. Celt., VITE, p. 165.

13. Par exemple Luglius et son frère Luglianus (vu*-vine siècle d’après la Bibl, hagiogr.). Vita, 3 (Acta SS., octobre, X, p. 118).

Saint Columban débarqua en Gaule vers 590 ! ; il fonda successivement les monastères d'Anegrai, de Luxeuil et de Fontaine, dans les Vosges. Son influence fut immense : un grand nombre d'évêques ou de fondateurs de monastères, au vi* siècle, furent ses disciples, ou apprirent la discipline régulière auprès des moines sortis de Luxeuil. La rigueur même de la règle irlandaise semblait unegarantie contre le désordre qui régnait alors dans l'Église des Gaules ?.

Il est vraisemblable que tous les saints représentés comme les disciples directs ou indirects de saint Columban ne l'ont pas été: les hagiographes sont coutumiers de ces erreurs, facilitées par leur habitude d'emprunter aux vies antérieures. Le séjour à Luxeuil fut, pour certains d'entre eux, un épisode presque nécessaire, un lieu commun, qui devait reparaître dans la vie des saints du vi siècle, comme la consécration donnée par saint Germain, dans celle des saints bretons ou le voyage à Rome, dans celle des saints irlandaiset anglosaxons. M. Wattenbach amême remarqué quel’habitude d'attribuer à l'influence irlandaise la fondation des monastères a été si répandue, que les hagiographes ont transformé en Irlandais les Franés les plus authentiques *. Autour de saint Columban et de ses successeurs Eustase et Waldebert, nous pouvons grouper un nombre considérable d’évêques et d’abbés qui ont subi son action. Tels sont les saints Chagnoald 4, évêque de Laon; Acaire (Acharius), évêque de Noyon et Tournai 5; Ragnacaire (Ragnacharius) 5, évêque de Bâle; Omer (Audomarus), évêque de Thérouanne 7; Valery, abbé de

4. Sur la date de son arrivée, voir Hauck, Kirchengeschichte Deutschlands,i,

: 2, Jonas de Bobbio, Vitae Columb. disc., , 10 (Krusch, Script. rer. Meror., IV, p. 128): « Abelenus vero vel ceteri Galliarum episcopi post ad roboranda Columbani instituta adspirant. » — Cf. Vita Frodoberti, 5 (Vie du 1x° siècle, Mabillon, Acta SS., IT, p. 629) : « Erat eo tempore praenominatum Luxoviense Caenobium in Gallicis regionibus paene singulare, tam in religionis apice, quam etiam in perfectione doctrinae. Qua ex causa plurimi quibus in utramvis partem proficiendi fervor inerat, ad eumdem locum certantibus studiis undique conflucbant. »

3. Geschichisquellen 6,1, p. 120. Parexemple Arbogast (Vita Deodati, 5, Mabillon, Acta SS., IT, 2, p. 473), « de Scotia oriundus ».

4. Jonas, Vitae, Il, 9 (Krusch, Script. rer. Merov., IV, p. 123).

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