‹ L'enseignement pratique de l'hygiène à la Faculté de Médecine de Paris: Musée - Excursions - LaboratoireChapitre 11 sur 27 · LAID A · texte numérisé non relu

LAID A

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représentent les salles de lycées et d’hôpitaux chauffés par la vapeur ou une circulation d’eau chaude.

Un peu plus loin on peut voir les grands tuyaux à ailette ou à nervures, et les banquettes de chauffe destinées à être placées au bas des parois des pièces. |

Citons encore, une cheminée Joly, différents poêles dits économiques et à combustion lente, les uns à foyer ouvert, d’autres complétement clos, enfin deux spécimens de poêles en faïence.

Dans une vitrine se trouve une chaufferette à l'acétate de soude

Éclairage. — Un tableau montre comment M. E. Trélat entend réaliser l'éclairage diurne des habitations.

Quant à l'éclairage artificiel le gaz règne exclusivement au musée sous les divers aspects dé lampes qui entrainent leurs produits de combustion au dehors.

Ventilation. — L’aération naturelle est représentée par l’introduetion d’air frais par les vitres perforées situées au haut d’une fenêtre et à l'extérieur d’un carreau plein qu'on peut ouvrir ou fermer. N'oublions pas le petit appareil de démonstration qui justifie la configuration d'entonnoir à sommet externe donné aux trous faits dans ces vitres : un carreau de plâtre est foré en sens inverse de 2 trous tronconiques parallèles; on manœuvre un soufflet à l'orifice extérieur de chacun des trous, et l'on place un petit drapeau à quelque distance de l’autre côté; le drapeau s’agite vivement quand l'air insufflé débouche à travers un orifice rétréci, tandis qu’il reste à peu près immobile lorsque cet air parcourant un trajet de plus en plus large peut s'épanouir en sortant au lieu de former un jet.

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L’extraction automatique de l'air vicié est le but auquel tendent divers modèles de ventilateurs, les uns pour l’intérieur des maisons, les autres pour mettre sur les toits.

On rencontre aussi quelques spécimens de ventilateurs mécaniques, et les dessins représentant ces installations à l'école centrale et dans un théâtre.

Cabinets d'aisance. — L'installation en est des plus élégantes et des plus en vue. Sur l’un des côtés de la salle s'étend à mi-hauteur une galerie desservie à ses deux extrémités par un escalier. Cette galerie, simule un étage de maison, tandis que le dessous en représente le sous-sol. L'on y trouve une série de cabinets depuis les plus insalubres jusqu’à ceux qui remplissent toutes les conditions de confort et de luxe. Une conduite fournit l’eau nécessaire aux chasses dans les cuvettes. Au-dessus de la galerie les tuyaux de chute des diverses latrines aboutissent dans les appareils destinés à la collection ou l'évacuation des matières : fosse fixe, appareil diviseur, vidangeuse automatique, appareil pneumatique, système séparé, enfin égoût.

Nous ne passerons pas en revue chacun de ces systèmes, ayant chacun des appareils de chasse différents : fonctionnement par une poignée, ou involontaire par un déclanchement adapté à la porte, ou automatique et intermittent.

Tout aussi diverses sont la configuration : ronde, ovale, cordiforme ; la nature des cuvettes : grès, porcelaine, fonte ; des siéges : bois, ardoise, verre; des matériaux des parois : carreaux, ardoise, lave, verre, linoleum.

Tous les cabinets salubres ont une cuvette à siphon avec regard de nettoyage, de même que les éviers pour l’évacua-

RO Ne tion des eaux ménagères. Du reste, il y a un grand nombre de modèles de siphons de toute nature, et surtout les siphons munis d’un tuyau d'aération pour empêcher la disparition de la garde d’eau.

Citons aussi deux grandes esquisses, dues à M. Martin, montrant synoptiquement l’ensemble des aménagements de la plomberie dans une maison salubre, et dans une maison insalubre. |

6° Hygiène des villes.

Le musée possède une bonne partie des documents administratifs de la ville de Paris : l’atlas du service municipal, don nant la répartition des diverses natures d’eau distribuées dans le service public et dans le service privé. En outre, trois bassins permettentla comparaison entre l'eau de la Vanne, l’eau de la Dhuis et l'eau de’ Seine.

Au point de vue des égoûts le musée possède un branchement d’égoût de grandeur naturelle, montrant bien la disposition des cuvetles, les matériaux qui servent à leur construction, et leur forme qui permet d’y faire passer les conduites d’eau, les tubes pneumatiques, les fils télégraphiques et téléphoniques.

De nombreuses cartes mettent devant les yeux l’ensemble au réseau, non seulement à Paris, mais encore à l’étranger ; d’autres sont des croquis des champs d'irrigation de Gennevilliers. Deux bocaux montrent l’eau dégoût, recueillie l’une au collecteur de la rue de Rivoli, l’autre dans un drain de Gennevilliers.

Enfin dans ce groupe rentrent les plans de divers édifices

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