FINANCES
système économique. En France, le gouvernement républicain a considérablement augmenté le budget de l'enseignement primaire \ Quel que soit le système financier, il n'est pas douteux qu'il faille beaucoup d'argent pour donner une bonne instruction primaire, comprenant des écoles convenables sous le double rapport de l'hygiène et de la pédagogie, suffisamment pom'vues d'un matériel renouvelé ou complété de temps à autre, dirigées par des maîtres pour l'instruction desquels l'entretien d'écoles normales est reconnu presque partout nécessaire et qui doivent pouvoir vivre honorablement de leur traitement sans être obligés d'exercer des professions accessoires.
1. Daas le Rapport sur l'instrvction primaire à l' Exposition de Vienne en 1873 nous disions: « La France, comme toutes les nations civilisées, sera, malgré les lourdes charges du budget général, dans la nécessité de grossir, pour ainsi dire, d'année en année le budget particulier de l'enseignement primaire, dont les dépenses sont d'ailleurs un des placements les plus manifestement lucratifs pour l'accroissement des forces productives. C'est pourquoi- je ne verrais pas sans inquiétude proposer aujourd'hui la gratuité absolue, c'est-à-dire le retranchement ou le transfert à la charge de la commune du quart des revenus des écoles »
TABLEAU
Dépenses.
Angleterre et Galles . .
Ecosse
Irlande
Pays-Bas
Belgique
France
Prusse
Saxe
Bavière
Wûrttemberg
Bade
Hesse
Suisse
Autriche
Hongrie
Portugal
Espagne
Italie
Serbie
Roumanie
Bulgarie
Russie
Finlande
Suède
Norvège
Algérie
Tunisie
Egypte
Sénégal
Le Cap
Réunion
Inde française . . . .
Cochinchine
Japon
Nouvelle-Galles du Sud
Victoria
Australie occidentale .
Tasmanie
Nouvelle-Zélande . . .
Nouvelle-Calédonie . .
Québec
Ontario
Nouvelle-Ecosse. . . .
New Brunswick. , . .
Manitoba
British Columbia . . .
Etats-Unis
Guatemala
Salvador
Guadeloupe
Martinique
Guyane française, . . .
Uruguay
République Argentine .
ANKÉES.
DÉPENSES
de
l'instruction
primaire
publique
(en raillious
de francs).
par habitant (en francs).
DEPENSE
par élève
des écoles
publiques
ou tenant lieu
d'école
publique
(en francs).
ESSAI de détermination de dépense
pour l'instruction
primaire par habitant
vers 1873 (on francs).
APPENDICE I
Conclusions relatives à l'établissement de la statistique de l'enseignement primaire.
A la suite de cet ouvrage il est utile d'insérer ici les conclusions relatives à l'établissement de la statistique qui avaient été adoptées à la session de Vienne, et qui ont été reproduites à la session de Chicago :
« L'institut international de statistique émet le vœu que tous les États publient périodiquement, et au moins une fois tous les cinq ans, une statistique de l'enseignement primaire. Les mots écoles, classes, maîtres, élèves ne répondant pas à la même définition dans tous les États, il est très utile pour les rapprochements internationaux de donner cette définition d'une manière précise dans les statistiques nationales. Les parties essentielles de cette publication, sans préjudice des autres développements que chaque État juge utile de leur donner, nous paraissent être :
« V Les dépenses faites pour l'enseignement public, particulièrement poLir les écoles primaires ordinaires, avec distinction, s'il est possible, des diverses provenances de la recette (commune, province, État) et de la répartition des dépenses avec renseignements complémentaires, s'ils peuvent être obtenus, pour V enseignement privé ;
« 2° Le nombre des écoles primaires ordinaires, telles qu'elles sont définies dans ce volume, avec distinction des écoles publiques (ou subventionnées sur les fonds publics) et des écoles privées (poiu^ les États qui sont en mesure de dresser cette dernière statistique), des écoles de garçons, de filles et des écoles mixtes.
« En outre, s'il y a lieu, d'une part, le nombre des écoles complémentaires : écoles primaires supérieures (Fortbildungsschulen), cours d'adultes, écoles du soir et des jours fériés, collèges et autres établissements donnant l'instruction primaire à des enfants de plus de 13 ans ; d'autre part, celui des écoles maternelles ou gardiennes et,
en général, des établissements recevant des enfants de moins de 6 ans ;
« 3° Le nombre des maîtres de l'enseignement primaire, en distinguant, d'une part, ceux qui exercent dans les écoles primaires ordinaires et ceux qui exercent dans d'autres écoles ; en distinguant, d'autre part, les maîtres principaux et les maîtres adjoints ou auxiliaires sous quelque titre qu'ils soient dénommés, les instituteurs et les institutrices, les maîtres qui ont un diplôme et ceux qui n'en ont pas ; enfin, en ajoutant, s'il est possible, la statistique des écoles normales et le nombre des diplômes de divers degrés conférés chaque année ;
« 4° Le nombre des élèves des écoles primaires ordinaires, en distinguant les garçons et les filles et, s'il est possible, le nombre total des inscrits dans le cours de l'année, ainsi que le nombre des inscrits ou de&p7^ésents à une époque déterminée, principalement pour le mois de décembre, en ajoutant, s'il est possible, d'une part, la statistique des élèves des écoles ou cours complémentaires , d'autre part, celle des enfants des écoles w,alernelles, gardiennes, etc. ;
« 5° Quand il est possible, le nombre des personnes ayant reçu de rinstruction, conscrits sachant lire, époux et épouses ayant signé leur acte de mariage, et, à propos du recensement de la population, le nombre des personnes sachant lire et écrire. »
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gnement primain
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civilisés