LAÏQUES
COKGRB- GAKISTE8.
Écoles primaires publiques
garçons
filles
ï coles primaires privées
garçons ...
filles
Totaux .
mixtes
Le nombre des maîtresses des écoles maternelles était de 301 (206 dans les écoles publiques et 95 dans les écoles privées). Le nombre des maîtres des écoles primaires était de 2 089, dont 1 696 (1 580 laïques et 116 congréganistes) dans les écoles publiques et 393 dans les écoles privées (44 laïques et 349 congréganistes).
Le nombre des élèves était de 24 831 (11 757 garçons et 13074 filles) dans les écoles maternelles, dont 15 334 dans les écoles laïques et 9 497 dans les écoles congréganistes.
Pour les écoles primaires, il était de 73 755 (44 656 garçons et 29 099 filles) dans les écoles publiques, 11313 (3 627 garçons et 7 686 filles) élèves dans les écoles privées ; 69 162 (43 977 garçons et 25 185 filles) étaient dans les écoles publiques laïques et 4 593 (679 garçons et 3 914 filles) dans les écoles publiques congréganistes; 786 (381 garçons et 405 filles) étaient dans les écoles privées congréganistes.
Il y a trois écoles normales pour les instituteurs et deux pour les institutrices.
Instruction des indigènes. — Comme tous les pays musulmans, l'Algérie possédait avant la conquête française un gi-and nombre d'écoles, dites Zaouia, Meced, Derer, où l'instituteur, 7'/ia/e6, apprenait à des enfants de 6 à 15 ans en général à lire le Coran, à écrire les caractères arabes sur une planchette en bois et à calculer. Après la conquête, la plupart de ces écoles se fermèrent, parce que les re-
venus des mosquées qui les entretenaient furent réunis au domaine de l'État. Il y en avait cependant encore une vingtaine à Alger en 1837 ; le recensement fait vers 1861 porte le nombre pour l'Algérie entière à 2 140 écoles dirigées par 2 313 maîtres et renfermant 26 500 élèves; celui de 1876, à environ 2000 écoles et 28 000 élèves. Les écoles musulmanes étaient placées sous l'autorité du ministre de la guerre.
A partir de 1859, quelques écoles arabes-françaises furent créées en vue d'apprendre la langue française aux indigènes. Il y en avait en 1871, 39, dont 14 passèrent à cette époque sous l'autorité du recteur; les autres demeurèrent sous l'autorité militaire. Sous l'autorité rectorale, il y en avait 18 en 1877 et 21 en 1882, dont plusieurs avaient été créées depuis 1881 dans la Grande-Kabylie et qui renfermaient 2 814 garçons et 358 filles ; ce nombre était réduit à 16 en 1883.
Le décret de 1883 a été rendu dans le dessein de favoriser la création de ces écoles qui ont pris alors le titre d'écoles indigènes ; en 1887, il y en avait 76.
On avait créé aussi avant ce décret quelques écoles de filles qui, à l'exception de celles d'Alger et de Gonstantine, avaient très peu réussi ; celle d'Alger avait été transformée en ouvroir en 1861. De 1883 à 1887, 9 écoles de filles (comprises dans le total 76) ont été ouvertes et, en outre, 29 classes annexées à des écoles françaises; ces classes, tenues par des moniteurs et^monitrices, étaient destinées spécialement aux indigènes.
Le nombre total des maîtres et auxiliaires de renseignement primaire indigène était de 158.
Le nombre des élèves arabes ou kabyles reçus, soit dans les îcoles indigènes spéciales, soit dans les écoles maternelles ou primaires, était, en 1886-1887, de 8963 ; il y avait, en outre, dans les cours normaux et classes primaires des établissements secondaires 101 élèves : au total 9064, dont 8 154 garçons et 910 filles.
En 1892, le rapport du gouverneur général fait savoir que le nombre total des écoles spéciales aux indigènes était de 133, dont 124 écoles publiques et 9 écoles privées (sans compter 41 classes annexées qui existaient en 1889), et que le nombre total des élèves musulmans dans les établissements français de tout degré était de 12263; que, de 1883 à 1892, 334 garçons et 11 filles avaient été admis au certificat d'études primaires français et 240 garçons et 5 filles au certificat spécial des indigènes (supprimé en 1888) :
nombres très faibles relativement à celui des enfants musulmans de 6 à 13 ans, qui dépassait 500000 en 1891.
L'Alliance française a ouvert en Algérie plusieurs cours d'adultes destinés surtout aux indigènes. L'instruction des indigènes est une question délicate qui ne peut être traitée qu'avec mesure en Algérie, même avec la connaissance des mœurs et des besoins des indigènes.
3° Ressources financières. — L'instructioiipublique est administrée en Algérie comme en France.
Les ressources financières de l'Algérie sont comprises aujourd'hui dans le budget général de l'enseignement primaire que vote chaque année le Parlement; mais elles sont l'objet d'un rapport spécial.
Le budget de 1894 prévoit une dépense de 5 652 000 fr. pour l'instruction en Algérie. En 1891, les ressources se sont élevées à 4329 056 fr. dont 4074 304 fr. pour les dépenses obligatoires, traitements, logement, chauffage (2 850 948 fr. provenant de l'État et 1223356 fr. provenant des communes), et à 254 752 fr. fournis par les communes pour les dépenses facultatives.
4° et 5° Mode d'établissement de la statistique et publications. — La statistique est établie en Algérie, comme en France, par les instituteurs et les inspecteurs primaires. Elle est publiée dans les volumes de la Statistique de l'enseignement primaire ; elle a formé des chapitres séparés dans les premiers volumes; elle se trouve réunie à celle de la France avec une notice spéciale dans le quatrième volume, et sans notice spéciale dans le cinquième volume.
ÉCOIiES