AFRIQUE. TUNISIE
quelles les enfants musulmans étudient le Coran et apprennent à lire et à écrire leur langue. Les maîtres, appelés moueddeb, ne reçoivent d'autre traitement que la rétribution scolaire, payée par les familles, de 0 fr. 60 c. à 3 fr. par mois. En 1896, le nombre de ces écoles était de 863 pour toute la Régence, dont 108 à Tunis. Il y a, en moyenne, quinze élèves par école.
Le nombre des établissements scolaires européens était de 24 en 1883, au moment où le gouvernement créa une Direction de l'enseignement, y compris les écoles de l'Alliance Israélite et le collège Sadiki. Voici la situation en 1895-1896 :
LAÏQUKS.
CONGRBGA-
NISTKS.
TOTAL
/ Garçons
. Garçons
Écoles privées. . . . • Filles
{ Mixtes
Totaux
A ces établissements il y a lieu d'ajouter un lycée, deux collèges laïques, une école secondaire de jeunes filles, un séminaire et un collège congréganiste, ce qui porte à 109 le nombre des établissements français d'instruction. Les écoles italiennes, au nombre de 9, depuis le collège Gonvitto italiano, jusqu'à l'école enfantine Grispi, sont, jusqu'ici, sous un régime particulier.
Pendant l'année scolaire 1895-1896, les écoles françaises ont été fréquentées par 15148 élèves (10092 garçons et 5056 filles). Il y a une augmentation de 1207 unités sur l'année précédente. En 1889, il n'y avait que 8 702 enfants dans les 69 établissements scolaires français ; en 1885, il y en avait 4390.
Divisés par nationalités, les élèves de ces écoles se répartissent comme il suit :
Français 2 455
Italiens 2 657
Maltais 1574
Musulmans 4 143
Israélites 4 057
Divers 262
Le personnel enseignant des écoles publiques et privées se décompose de la manière suivante :
Laïques ....
Congréganistes .