Comte, Cours de philosophie positive^ 2* leçon
« La liaison d'une science avec celle qui la précède, reconnaît-il, son enchaînement naturel avec celle qui la suit et dont elle faciliterait renseignement lui désigne une place », et « la raison d'utilité plus ou moins générale lui en fixe une autre* ». Diderot a beau affirmer que « cette contradiction ne se présente qu'une fois », outre que nous ne saurions l'en croire sur parole, un tel aveu suffit à infirmer la valeur de la classification qu'il nous propose.
Et que dire encore lorsque Diderot expose qu'il s'est efforcé d'aménager son plan d'études de manière à suivre le développement naturel des facultés de l'enfant? S'il reporte la logique à la sixième année des études, c'est parce que « cet enseignement abstrait » n'est pas « à la portée des enfants ». Mais si l'on ne considérait que l'utilité de cette science, c'est assurément, déclare-t-il, par elle « qu'il faudrait commencer », puisqu'elle est « l'art de penser juste... art sans lequel toutes les connaissances sont peut-être plus nuisibles qu'utiles à l'homme, qui en devient ridicule, sot ou méchant* ».
Le plan d'études de Diderot n'est donc pas conforme au principe de l'utilité plus ou moins générale des sciences. Diderot a bien posé le principe de l'éducation utilitaire; mais, faute d'avoir su s'y tenir, faute aussi d'en avoir nettement conçu la portée, il n'en a pas su développer les conséquences.
Spencer s'est mis en garde contre toutes ces incertitudes. Non seulement il n'a point fait appel, pour établir