‹ L'enseignement secondaire et la démocratieChapitre 32 sur 94 · i6irf., p · texte numérisé non relu

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indispensables, la biologie et la psychologie* ». Ajoutons en conséquence la sociologie à notre programme. Voilà donc que, grâce à la science, l'individu a été mis en mesure de pourvoir à la conservation et à Tentretien de sa vie ; il a été rendu capable de bien remplir ses fonctions de père et de citoyen. Nous avons le droit maintenant de songer à ses jouissances esthétiques. Ces jouissances remplissent agréablement les heures de loisir; or, le loisir et le repos sont nécessaires à rhomme. On peut donc affirmer que les jouissances poétiques et artistiques sont utiles, quoique bien après les soins du corps, la pratique d'un métier, les occupations du chef de famille et du citoyen. Une éducation utilitaire, pour être complète, doit mettre rhomme à même de jouir de la beauté dans la nature, dans les lettres et les arts. Mais qui pourra le mieux préparer Tâme aux émotions esthétiques, affiner et élargir le goût? Spencer répond : c'est encore la science. Dans une argumentation très paradoxale — et sur laquelle nous n'insisterons pas — il entreprend de prouver que l'art, « étant représentatif des phénomènes objectifs et subjectifs », ne peut avoir de valeur que dans la mesure où il est conforme aux lois de ces phénomènes et que, par conséquent, soit qu'il s'agisse de créer l'œuvre d'art, soit qu'il s'agisse de la comprendre et de la goûter, il faut préalablement avoir étudié ces lois, c'est-à-dire avoir reçu une éducation scientifique. « La science est nécessaire, non seulement pour produire, mais pour apprécier les œuvres d'art • ».

1. H. Spencer, De V Éducation intellectuelle, morale et physique, p. 59.

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