‹ L'Entente, la Grèce & la Bulgarie; notes d'histoire et souvenirsChapitre 94 sur 116 · Le Temps du i5 novembre 1916, a* page, i'« col · texte numérisé non relu

Le Temps du i5 novembre 1916, a* page, i'« col

qai étaKnéede sa violation! Et TEntente admettait cette comédie tournant à la bravade.

Le fÀ'j novembre, jour où l'amiral alla voir le roi^ M» Guiilemin alla voir M. Lambros, et M. Bertrand télégraphiait : <c les cercles diplomatiques et politiques se montrent optimistes » (i). (

Pour garder contre nous canons et fusils si libéralement livrés en Macédoine ^ux Bulgares, le roi eut enfin recours à la scélératesse des pires malfaiteurs. C'était le !•» décembre que devait commencer la livraison. Le 28 novembre, il portait lui-même, dans les bureaux du i*' corps d'armée, les ordres en vertu desquels, le i'^^ décembre, une soixantaine de marins français étaient lâchement assas> sijiés.

Le roi avait été informé par Tamirai des points qu'occuperaient nos marins, dont le débarquement avait lieu à Tamiable. 11 en profita pour faire dissimuler des mitrailleuses là où elles pouvaient agir le plus terriblement contre les nôtres sans défiance.

C'était Tarmée régulière qui avait obéi à ses ordres, les diplomates neutres le constatèrent : « Les ministres d'Espagne, des Etats-Unis et des Pays-Bas à AtUènes ont fait une démarche auprès du gouvernement hellénique pour exprimer leur réprobation à l'égard des actes de violence commis le i-"" et le 2 décembre, par des officiers et soldats dîB l'armée régulière grecque. Ils ont insisté sur l'impression pénible produite à l'étranger par leur conduite » (2).

Après avoir fait massacrer traîtreusement, le roi ne cessa de railler que sur la crainte d'an bombardement

I. Le Temps du 3o novembre 1916, 4' page» a' col. a. Le Temps da 9 déceoEibre 1916, ^'pagCyti* eol.

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tardif de son palais (i). Le lendemain, les Grecs amis dt la France étaient ses victimes. De nouveau, il prévenait Tétat-major allemand, et l'Attaque préparée contre notre armée n'aurait pas manqué, sans Timpossibilité pour les Allemands ite se rendre à temps au rendez* vous (a").

11 ne devait être puni, et avec trop d'indulgence, que beaucoup plus tard. Des hommes dont le devoir strict était de le châtier immédiatement, montèrent la garde autour de son trône, au moment où le principal orgaue boche d'Athènes, la Nea Himera, écrivait : « Le i*' et le 2 décembre 1916 sont les jours les plus grands, les plus sacrés, les plus glorieux de toute l'histoire grecque. Us peuvent être regardés comme l'aube de la véritable indépendance hellénique et de la libération de la nation grecque du joug le plus odieux qu'elleait jamais subi (3).

Telle fut l'immonde apologie des pluspleutres assassins.

Le mois suivant (janvier 1917), un troisième emprunt de 40 millions de marks — c'était le tarif — était accordé au ministère Lambros par l'intermédiaire de la banque Bleichrœder aux mêmes conditions que les deux obtenus

I.. «On voudmit pouvoir effacer celle pftge de notre histoire. Tandis que nos soldais tombaient sous des coups d'assassins, on sér^mit ànégpocier. Leroi proposa de livrer six batteries. De onze l;ieures du matin à deux heures de la nuit, des propos s'échang^^nl entre le roi, M. Lambros el les ministres de l'Entente», pour aboutir à un arrangement où était acceptée la livraison de six batteries au lieu de douze demandées par raniiral I

« C'était une capitulation. Le comte Bosdari, ministre d'Italie, ne s'y rallia que sur l'insistance de ses collègues. « J*en ai rougi pour la France », dit-il quelques heures plus tard à l'un de nos compatriotes. » (M. Auguste Gauvain dans la Revue de Paris du i5 juillet 1917, pages 426 et 427).

a. Le Temps du 11 avril 1917, bulletin.

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