SCÈNE V
LE DEUXIÈME BOURGEOIS, p"i5 CUDDY et EVAN.
DEUXIÈME BOURGEOIS
Les railleries de cet homme, loin de me décourager, me décident. Je vais à la Monnaie... malgré la foule.
(Il va pniu' sortir et s'arrête indécis; on eiilend la voix de Cuddy : «A gauche, Votri' Honneur. > -• Puiseiilin il sort par le premier plan à droite)
EVAN, entrant par le pre:nier plan, à gauche.
C'est étonnant comme ces places de Londres se ressemblent! As-tu remarqué cela, Cuddy? Ce serait à jurer que celte place est la même que celle... Mais oui... voilà le palais de "White-Hall... voilà la fenêtre par laquelle... (te de.xiomn Bcurgeois rentre.) Voilà notrc uiousieur !
CUDDY
C'est, ma foi, vrai.
Imbécile!
DEUXIÈME BOURGEOIS, à lui-mime.
Décidément, je rentre ctiez moi... j'ai peur de la foule. Qui saura si j'ai été ou si je n'ai pas été à la Monnaie?
( Il se dirige vers sa maison ) EVAN, rarr.'lanl.
Monsieur...
DEUXIÈME BOUnr.EOIS, avec impalieoce.
Encore ces gens-là !
EVAN
Vous avez eu l'obligeance d'indiquer à mon domestique...
DEUXIÈME BOURGEOIS, préoccnié, coutinuant à rcnéchir.
Très-bien! c'est entendu... A droite.
CUDDY
Hein?
EVAN
Vois-tu, maroufle!
CUDDY
Mais je vous proteste...
EVAN, ail BoiTgeois.
Et ensuite?
Ensuite, quoi? A droite, monsieur, toujours à droite.
EVAN, à Cuddy.
Tu vois bien que tu avais compris tout de travers, (au Botirgois.) Monsieur, je me félicite d'avoir eu l'avantage de vous rencontrer une seconde fois.
[Il salue et i'éluignc.)