ACTE CINQUIÈME
La chambre de Wliite Hall où le roi Charles I" a pa?sé sa dernière Duit.
SCÈ?iE PREMIÈRE
EVAN, sculj assis et pensif.
« Sire, rendez-moi votre épée ! » Dans un moment où l'Angleterre est en république, et où il y a peine de mort contre tout membre de la famille de Charles I" qui y remet le pied, ces cinq mots me paraissent graves, surtout suivis de ceux-ci, qui me paraissent non moins graves : « Conduisez le prisonnier à White-Hall; chacun de vous m'en répond sur sa tête!... » Ainsi, je suis à Whife-Hall !.,. Qui m'eût dit hier au soir, lorsque, du dehors, j'examinais cette fenêtre, la troisième, que ce matin, je pourrais l'examiner du dedans. Au reste, mon inconnue n'aura pas à se plaindre, j'espère. J'ai exécuté de point en point la consigne donnée. « Laissez-vous faire. » Je me suis laissé faii'e. « N'opposez aucune résistance. » Je n'en ai opposé aucune. « Ne vous étonnez de rien... » Ah! ici, avec toute la bonne volonté du monde, je n'ai pas pu lui obéir. Je m'étonne de tout, au contraire ! D'abord, du rôle qu'elle m'a distribué; en second lieu, du profit qu'en peut tirer la cause que je suis venu servir, et particulièrement de ce qu'elle me laisse ainsi sans me donner de ses nouvelles. (AppHaiit.) Capitaine! Au fait, pourquoi ne m'informerais-je pas? Quoique sévères, pour moi, mes gardiens ne sont pas grossiers. (Apprimt.) Capitaine !