‹ L'Envers d'une conspirationChapitre 91 sur 95 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

Les Mêmes, puisMONTROSE,pnsLE ROI, puisLA REINE,

EDITH, et toute leur suite,

(On crie : «Vive le r«i '■ »),

MO IS T R 0 S E, p( r^anl la foule.

Place au roi, messieurs!

EVAN

Comment! le roi ici?

iMONTROSE.

Le roi a voulu, messieurs, que sa première visite fût pour "White-Hall, la dernière lialte faite par son père entre la terre et le ciel.

[ïl remonte et va se placer près des gardes qui gnriiissent le fond du tlioàlrc. — Evan cl Cuddy'se sont un peu cITacc's diriière la cheminée. — Hamillon est pensif de l'autre côté de la chem.née, près de la porte. — Husir|ue. — Le Roi entre senl ; arrivé sur le seuil, il se découvre.)

LE ROI

Salut, chambre funèbre et sacrée où mon père a passé la nuit suprême; où, enfant, j'ai été conduit pour entendre ses dernières recouunandafions et recevoir ses derniers baisers. Oui, elle est bien telle que me la rappelaient mes souvenirs. Voici le fauteuil où le martyr était assis, où il nous reçut des mains de ma mère, nous plaça, ma sœur et moi, chacun sur un de ses genoux, et où il nous bénit tous deux avec des larmes et des sanglots... Mon Dieu! permettez que je ne n'oublie jamais ce terrible moment... non pour punir... mais

pour pardonner!... (ll appuie sj tète sur Ic dossier du fauteuil et pleure. Puis il la relève lentement.) Voici le pric-DicU OÙ il s'cst ageUOUilIé,

quand on est venu lui dire que tout était fini et qu'il était temps de marcher à la mort. Voici la fenêtre, la fenêtre ter-

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