SCENE III
JULIE, NOÉMIE, CHRISTINE, V^e RENAUDIN.
M"" Renaudin arrive coiffée d'un énorme chapeau de paille avec voile vert. Lunettes bleues. Robe de toile couleur puce. Tablier à carreaux. Ciseaux pendus à la taille par un cordon. Elb' serre contre sa poitrine une jîerbe de lilas. Baibe la suit pliant sous le poids d'une manne pleine de Heurs varices.
V^e RENAUDIN.
Ah! le voilà, Christine...
Bonjour, cousine Renaudin.
V^e RENAUDIN, à Barbe.
Baroe, portez toutes ces fleurs a la salle à manger, dans une minute J'y vais. (Barbe sort, revient sans la corbeille, débarrasse M™' Renaudin de sa gerbe et l'emj)orie.) Notre curé sera ravi... (Elle ôte ses lunettes.) Que! "soleil ! Malgré mes lunettes et mon voile, je suis éblouie... Nous avons de quoi lui arranger unreposoir merveilleu.\... J'ai eu chaud par exemple!... Pas un brin d'air!... (Elle s'essuie le front.) Vous êtes de jolies jainéaiites... Laisser une vieille bonne femme se mettre en quatre... (Ironique.) Il fait bon à l'ombre, n'est-ce pas ?
NOÉMIE
Le facteur e.>t venu comme nous allions descendre. Voici tes lettres...