ACTE TROISIEME Tt
à t'ennuyer toute seule, Julie... D'autant que c'était une occasion d'aller voir tous les changements qu'on a fait à la ferme... Un véritable petit palais maintenant... Ah c'est que les fermiers sont devenus des gaillards exigeants... Il leur faut des peintures et des plinthes... Et puis, tu aurais vu... 11 y avait un veau né hier, pas plus gros qu'un chat... Et vois tout ce que nous rapportons : des œufs, du beurre, d'excellentes salades fraîches, du muguet, des asperges... Regarde... La fermière a obtenu qu'on lui bâtirait une laiterie neuve, mais nous l'avons joliment pillée!... Tout de même, c'est une affaire de 300 francs, la laiterie... On n'en finit jamais...
Barbe, après beaucoup d'allées et venues, sort définitivement.
NOÉMIE, triomphante
J'apporte aussi quelque chose... devine quoi. (Elle s'approche de Julie et présente ses deux mains réunies en boule, l'une servant de couvercle à l'autre.) Prend garde de la laisser échapper... C'est une petite fauvette... Vois comme elle est jolie ?...
JULIE
Montre !...
Noémie soulève une de ses mains, et Julie saisit l'oiseaa d'un mouvement brutal.
NOÉMIE
Ne la prends pas ainsi à pleines mains... Tu lui fais mal!... Rends-la-moi...
JULIE, tend s:i main ouverte sur laquelle l'oiseau est mort
La voilà !... Elle ne s'envolera plus!...
Elle le jette dans la cheminée