INTRODUCTION
“2à __ Au cours de ces dernières années, GOUGEROT et DEGos ont
attiré l’attention sur les colorations d’intensités différentes,
que prennent après badigeonnages par des colorants, certaines lésions inflammatoires et la peau saine environnante.
Ils font les remarques suivantes :
Les lésicus inflammatoires en activité résorbent le colorant en quelques heures beaucoup plus rapidement que la peau saine et dès la fin des premières 24 heures apparaissent plus claires sur la peau colorée.
La résorption du colorant est un phénomène sans aucune spécificité. Toutes les lésions inflammatoires se comportent de la même manière, à degré évolutif égal.
La résorption est par contre un phénomène d’activité visible ou invisible.
Elle est d’autant plus rapide que la lésion est plus Jeune et plus inflammatoire.
La périphérie de la lésion absorbe elle aussi le colorant. En effet la zone claire de résorption ne correspond pas seulement à la lésion visible, elle la dépasse souvent et forme un liseré blanc de 1 à 2 mm. de même teinte que la peau normale non colorée. Ce liseré s’étale pendant quelques jours puis se stabilise. Ce halo est très fréquent mais non constant. En particulier il n’a pas été observé
LA Rte
R ADUE AS bulles Le la maladie. de HER et us autour de certaines plaques de tricophyties.
C’est en poursuivant leurs recherches sur hs pouvoir d’absorption des lésions que GouGEROoT et DEcos constatent l'influence locale heureuse des colorants sur l'évolution de certaines dermatoses. S
Ces résorptions de colorants amènent alors ces auteurs à des déductions thérapeutiques. +
5 1) Elles font prévoir que les colorants appliqués sur ces lésions seront absorbés. $
| 2) Elles laissent supposer l’activité du corps absorbé sur le ; processus lésionnel pathologique.
Parmi les nombreux colorants utilisés (violet de gentiane, solution violette de Milian, bleu de méthylène, fuchsine, gonacrine) l’éosine, par ses effets, retient particulièrement leur attention.
GouGERoT et DEGos emploient alors systématiquement ce colorant dans de nombreuses affections et peu à peu une discrimination se fait. Ils éliminent les échecs pour ne retenir que les dermatoses où l’intervention de l’éosine se manifeste plus efficace ; notamment dans le traitement du psoriasis, des dermo-épidermites microbiennes, des parakératoses et des mycoses. |
Nous parlerons enfin, dans un chapitre spécial, des recherches faites par des médecins coloniaux sur l’action de l’éosine dans le traitement de la lèpre.
vus, en és habiter un nouveau drone de Bi Bt les Phtaléïnes, dont la constitution dérive de Fe forme dissymétrique ee chlorure d'O-phtalyle d
CCE
1 RSR CUS De tn
si C O 4 . 2 Traité par la potasse SMS on obtient le sel de potassium de l’acide-alcool CG (CS HP — OH (ie à à De GOOUOK Ce diphénylphtalide peut être considéré comme un chromogène. Il suffit, en effet, d'introduire dans sa molécule des fonctions acides ou basiques, pour obtenir des matières colorantes. Ainsi la condensation du phénol avec le chlorure ou l’anhydride phtalique donne la phénol-phtaléine.
Si l’on utilise un polyphénol, le résorcinol, on obtient une nouvelle phtaléïne : la fluorescéine
C5 H° — OH C. 0 cs Vs te = 0H CO
Les phtaléïines sont susceptibles de fixer successivement sur chacun des deux noyaux phénoliques deux atomes d’halogènes. En particulier la fluorescéïne, traitée en solution acétique par 4 molécules de Brome donne le dérivé tétrabomé qui est l’Eosine
CubeBr- 10"
Fe A CON Bre = OH PS CUBE O,où CH - 0 Ve CO
Elle est hrtlieot de cristaux orangés, pis Fr l'alcool ; ce sont surtout ses sels de potassium et de sodium qui constituent les éosines commerciales solubles dans l’eau.
Inodore, elle teint sans mordançage préalable, la laine et la soie en un: rouge magnifique avec ATÉEGERES DEanEre pour la soie. F
met PEU tee sont largement utilisées dans l'industrie, où l’on s’en sert également pour la fabrication des encres rouges, des fards, crèmes de beauté, ete... Sa Lo est per coûteuse. | |
Elle fait un jour son entrée à l’hôpital, mais elle reste long- . temps cantonnée au laboratoire pour la coloration des coupes histologiques et des préparations bactériologiques, la voici désormais médicament, admise en Dermatologie à jouer un rôle thérapeutique.