‹ L'épervier: pièce en trois actesChapitre 20 sur 39 · Scène II · texte numérisé non relu

Scène II

Les mêmes, pIus George

George entre par la porte de droite, il est en habit.

Le Prince. — Ah! mon cher, c'est une trahison.

George. — Qu'est-ce que vous avez?

M"* DE Sanonclair. — Vous n'êtes pas habillé!

George, souriant. — Madame, je suis toujours plus habillé que vous.

Le Prince, tragique. — Comte, où est votre costume?

George. — Prince ! Je n'en ai point. Mais, voyons ! ce serait puéril! Pour gi'atter quelques accords sur une guzla.

Béatrice. — Mais Marina?

George. — Marina non plus.

Le Prince. — Comment?

George. — Nous ne répéterons pas ce soir.

Le Prince et Béatrice. — Comment!

George. — Nous ne voulons pas escompter nos effets; demain, vous aurez une surprise.

On frappe trois coups dans les coulisses. Sensation.

GÉRARD. — C'est à nous!

BÉATRICE. — Allons! Allons! C^est à vous...

GÉRARD. — C'est à nous! Allons nous jeter à

l'eau! (Fausse sortie.)

Le Prince. — Oui, mais pas par là. dis sortent.)

BÉATRICE, à Dasetta. — Et VOUS, venez leur faire une entrée.

La Baronne, sortant, à M™* de Sanonclair. — Quand l'impératrice survient, ne vous vautrez pas sur la peau du lion.

Gfsorge. — Allons, allons les applaudir. Drakton ! Après cela, nous ferons une partie de poker.

Drakton. — C'est que je repars demain matin à l'aube.

George. — Justement ma femme et moi nous vous devons une revanche.

Béatrice, George et Drakton entrent dans la salle des fêtes, au moment où René arrive du jardin.

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