‹ L'Épidémie de Poliomyélite dans les Landes en 1953Chapitre 31 sur 38 · OBSERVATION XVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVII

Michèle I... deux ans et demi, Dancharia (Basses-Pyrénées). Le 20 novembre 1953 : vue il y a deux mois et demi, au début d’une poliomyélite paralytique (membres inférieurs).

Hospitalisée : traitement classique.

Bonne récupération : marche. Atrophie M. I. G. Mouvements impossibles pour le jambier antérieur et à peine ébauchés pour les péroniers.

Reprise du traitement électrique et des bains chauds.

Le 10 mars 1954 : mollet gauche, 19,5 em; droit, 19,5 cm; cuisse gauche, 23,5 cm; droite, 26 cm.

Réflexes moins vifs à gauche; jambier antérieur gauche toujours déficient, maïs semble meilleur. Pied redressé à la marche. Marche guindée à cause des exercices maternels (la mère n’a rien Compris des recommandations du médecin).

Le 6 juillet 1954 : 11,500 Kg; très gros progrès de la marche; tricycle.

Le 19 octobre : nouvelle cure d’électrothérapie et de bains chauds.

Le 27 décembre : fin du traitement; poids : 12,500 kg.

Mollet droit, plus 3/4 cm; cuisse droite, plus 2,5 cm.

Progrès pour monter l'escalier. :

Le % mai 1955 : 12,800 kg. Très bon appétit. Bonne récupération.

De ce premier groupe de faits, il ressort que, pendant la période d’incubation, les troubles du caractère sont fréquents chez l’enfant qui devient capricieux, irritable, perd le goût des jeux, est très instable.

Nous retrouvons dans la phase d’invasion de la maladie la présence plus où moins marquée, mais quasi constante, d’un syndrome méningé, caractérisé par de la céphalée, de la température, de la rachialgie de topographie variable.

Les localisations paralytiques des membres sont cons-

EUT SRE

tantes, bien qu’à des degrés divers, pour les malades hospitalisés, à deux exceptions près, à savoir les observations IX et XIT, où nous n’avons pu retrouver qu’une paralysie vésicale ayant nécessité des sondages dans les deux cas, paralysie qui rentrait d’ailleurs dans le cadre de la méningite poliomyélitique pure.

Tous les malades, sans exception, ont été soumis dès leur entrée à une ponction lombaire. Le liquide a toujours montré des modifications constantes, à savoir : hyperalbuminorachie, hyperglycorachie, modification peu marquée des chlorures, polynucléose au début, suivie de lymphocytose, modifications classiquement connues prouvant la constance de la méningite poliomyélitique, notion classique également.

Soulignons, de plus, l'intérêt diagnostique de la ponction lombaire pratiquée précocement.

Dans deux cas, nous avons pu faire pratiquer une électrophorèse du sérum de malades, qui a montré des variations déjà connues et que nous reproduisons ici :

Le premier résultat concerne une forme paralytique grave des deux membres inférieurs :

1° Protéinogramme : protéines totales, 62,5 g/1.000;

2° Electrophorégramme :

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