OBSERVATION XIII
Observation X VI de la thèse du docteur Balme.
Empruntée à M. Fournier.
INDURATION DE LA QUEUE DE L'ÉPIDIDYME A DROITE. — SYPHILIS EN 1860. — BLENNORRHAGIES ANTÉRIEURES ET ACTUELLE. — MALADE
NON SUIVI. — FORME CHRONIQUE D'ÉPIDIDYMITE. ñ
A Ja suite d’une syphilis contractée en 1860, M. X:.. vit survenir à la bouche; et à diverses reprises, des plaques blanches à forme érosive. Il eut plusieurs blennorrhagies dont il ne reste actuellement qu’un léger suintement. Il prétend qu'à son réveil, il verrait une goutte à son méat urinaire, mais il est impossible de ne rien trouver sur sa chemise. De plus, il y a une quinzaine de jours il s’est aperçu qu'il portait un noyau dur à-la partie inférieure du testicule droit. Telles sont les deux causes qui l’ont décidé à venir trouver, en 1866, M. le Dr Fournier, qui put constater en effet que la queue seule de lépididyme était prise.
La tumeur était dure et bosselée, en même temps qu'indolente à la pression et se détachait nettement du testicule resté sain. Le scrotum avait son äpparénee normale. IL y a six mois, au dire de M. X..., qu'une orchite gauche se serait déclarée. Mais les signes qu'il donne n'étant pas de nature à entraîner la conviction « le diagnostic, dit M. Fournier, vers lequel je penche, est celui d'épididymite syphilitique ».
Le malade fut soumis au traitement spécifique, mais n’est pas revenu.
Er an
OBSERVATION XIV Observation XX de la thèse du D' Balme.
ÉPIDIDYMITE DOUBLE. — FORME CHRONIQUE. -— À DROITE L'ORCHITE ACCOMPAGNE L'ÉPIDIDYMITE. — RÉSOLUTION SOUS L'INFLUENCE DU TRAITEMENT MIXTE.
Le 11 janvier 1863, X..., ayant vu depuis un inois son testicule droit augmenter de volume, se présente à la consultation particulière du D: Fournier. Il dit avoir eu, il y a 3 ans, un chancre suivi à courte échéance d’une roséole. Il fut mis au traitement par un médecin de la ville, mais le suivit peu régulièrement. Néanmoins, les accidents furent des plus minimes, aussi pensa-t-il pouvoir se marier, il y a 14 mois. Actuellement il a un enfant de 3 mois qui jouit de la plus parfaite santé. Lui-même n'offre pas trace d'accidents sur le corps. Toute l’affection porte sur les testicules. Il existe, en effet, une notable différence entre les parties de droite et les parties de gauche. Pas de rougeur. Pas de chaleur à la peau. Le scrotum, très distendu à droite, glisse librement sur les parties sous-jacentes. A droite, le volume de la tumeur représente celui d’un citron ; l'épididyme peut être distingué du testicule ; il est dur, on y sent à la tête des noyaux de la grosseur d’un pois moyen; le testicule présente, en même temps, des saillies multiples indurées.
A gauche, le volume du testicule est normal et lisse à sa surface. On n’y peut sentir la plus petite dureté. Mais en arrière, la tête de l'épididyme est remplie de noyaux donnant la sensation de petits cailloux, enchassés dans l’intérieur des tissus.
La queue de l’épididyme et le canal déférent sont reconnus intacts. *Le malade n'éprouve pas de douleur spontanée et dans la gêne occasionnée par la pesanteur de son testicule droit, on pourrait dire que s'il ne le voyait pas et ne le pouvait toucher, il ne s’en douterait pas.
Il est mis au traitement et, sous son influence, la diminution fut assez rapide, pour que le 24 du même mois, le testicule füt réduit de moitié.
Le or juillet, le testicule droit avait recouvré son état normal et les indurations épididymaires avaient également disparu. Le traitement avait été suivi jusqu'en avril.
OBSERVATION XV Observation NXX de Balme
ÉPIDIDYMITE GAUCHE. — FORME GHRONIQUE — Pas DE BLENNORRHAGIE ANTÉRIEURE, — TRAITEMENT MIXTE : LA TUMEUR DE L'ÉPIDIDYME SE RÉDUIT DE MOITIÉ,
Le nommé S.., 33 ans, employé de chemin de fer, entre le 24 juin 1856, à l'hôpital St-Louis, dans le service de M. Fournier, salle St-Louis, n° 44.
Pas d'antécédents scrofuleux. Rougeole à 8 ans. Fièvre typhoide à 19. — Bonne santé habituelle. Ne tousse pas. Les frères et 5 de ses sœurs sont mariés et se portent bien. Sa mère jouit d'une bonne santé, quoique âgée de 84 ans. Son père est mort du choléra.
En 1868, il contracte un chancre de la verge, situé dans la rainure glando-préputiale, qui fut suivi d'une pléiade ganglionnaire indolente des deux aïnes et de plaques muqueuses buccales et linguales. — Il se traite, mais irrégulièrement.
En 1869, se croyant guéri, il se maria. Sa femme, un an après, contracta la mème maladie et accoucha à terme d'un enfant qui vit actuellement, mais qui porta dans la suite des traces de syphilis.
Il aflirme n'avoir jamais eu le moindre échauffement. N'a pas eu les bourses contusionnées.
En 1873, il éprouva de grandes douleurs de reins, qu'il rapporta à la syphilis. Ces douleurs s'amoindrirent en même temps qu'apparut dans la région scapulaire droite, vers l'angle inférieur de l'omoplate, un bouton qui fut Le début d'une syphilide serpigineuse, qui se poursuit encore actuellement.
Ce fut le seul accident quil présenta jusqu'en mai 1875.
À ce moment, des douleurs, peu vives cependant, se firent sentir à l'émergence du nerf, au niveau de la grande échancerure sciati-