‹ L'épilepsieChapitre 50 sur 74 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

TRAITEMENT

Il y a peu de maladies où le traitement ait été aussi varié que dans l’épilepsie. Cela tient aux opinions différentes que l'on s’est faites sur la nature de cette affection. Suivant la prédominance de telle ou telle théorie pathogénique, on employait telle ou telle méthode pour la combattre. Cependant la division idiopathique et sympathique de l’épilepsie a servi de principale base aux vues thérapeutiques de la plupart des auteurs.

Nos recherches et nos expériences sur les urines et le sans1 nous guideront dans le choix de notre médication. Mais avant d’aborder le procédé que nous employons, passons en revue les différents moyens mis en usage dans les différentes formes d’épilepsie.

Le traitement de l’épilepsie comprend deux indications : la première s'applique à 1 accès paroxystique et

la deuxième vise les causes qui déterminent la maladie.

J. Voisin.

D’abord peut-on empêcher un accès? Beaucoup de malades n’ont des accès que sous l'influence d’une même cause, d’une même excitation alcoolique ou génésique, d’une même émotion ou d’une même vision ou audition. Si on supprime ces causes on diminue considérablement le nombre des accès.

Je vous ai montré une malade hystéro-épileptique qui avait des cauchemars toutes les nuits. J’ai supprimé ses cauchemars par la suggestion et j’ai diminué le nombre des accès, en même temps que j'ai fait disparaître ses phénomènes de monoplégie, qui étaient d’origine hystérique.

Dans l’épilepsie partielle à aura sensitive ou motrice d’un membre, la compression de ce membre au-dessus du point qui est le siège de la sensation anormale, peut arrêter une attaque. Ce moyen a été recommandé surtout par Odier *. La flexion, ou l’extension forcée, ou encore la torsion d’un doigt de la main peut faire avorter une attaque. Il en est de même du redressement forcé ou de la flexion forcée de la pointe du pied. Ce dernier moyen a été employé souvent par Brown-Séquard.

Page 1