OBSERVATION IX
(Devay) (7).
M..., âgé de 76 ans, affecté d'une nuance d’hypocondrie dans
tout le cours de’sa vie, est ‘atteint dans le courant de l'hiver
1851 d’une attaque pour laqrelle nous sommes appelé pendant la quit, + 42 :
Nous trouvons le malade sans connaissance sur le décubitus latéral droit, la figure un peu congestionnée, présentant une distorsion de tous les traits du visage, de véritables convulsions éclamptiques. Les museles du nez et des lèvres particulièrement contractés donnent au malade l’aspect d’un satyre. Ni contracture, ni convulsions des membres. La respiration est haute sans êlre stertoreuse.
Nous voyons là une crise épileptiforme, et le domestique qui couche dans une chambre contiguë à celle de son maître, nous apprend qu’il à entendu le malade une heure avant pousser un grand cri. Rien, la veille, ne pouvait faire prévoir un pareil accident.
M... reprend ses sens au bout de deux heures, regarde autour de lui d’un air hagard et ne se souvient de rien ; il accuse seulement une légère céphalalgie.
Quatre mois plus tard, nouvelle attaque, mêmes symptômes, même durée. Nouvelle crise sept mois après, survenue un Mmatin. A partir de cette époque les crises sont moins espacées, el le malade en éprouve deux autres dans la même semaine qui à suivi la troisième. Cinq mois après, nouvelle crise.
Au point de vue de la santé générale, le malade commence à présenter quelques signes d’affaiblissement musculaire et sa mémoire s’estun peu affaiblie.
De cette époque jusqu’à ce jour, nous comptons 17 autres attaques. Ainsi, notre malade en a éprouvé 23 qui ont présentéles mêmes symptômes.
M... a conservé la plénitude de ses facultés viriles ; il est 0-
bligé fréquemment de céder à leurs exigences ; les crises sur-