RES
perdait l'appétit ; le sommeil'était mauvais et point réparateur
et parfois se montraient des accès d'angoisse précordiale avec
gène de la respiration. Puis vinrent des pensées de suicide.
Après 6 mois, ces phénomènes disparurent. Il ne persista qu'une insomnie opiniâtre. Puis, après une courte période, apparurent pendant la nuit des crises convulsives. Ces crises duraient, suivant le dire de l'entourage, de 5 à 10 minutes. Les convulsions s'étendaient à tout le corps et élaient accompagnées d’une perte totale de connaissance. La malade n’en a aucun souvenir. Au début les crises se produisirent une fois par mois ; plus tard elles devinrent plus fréquentes. Dans les périodes d'intervalle, la malade souffrait de crises de vertige sans perte de connaissance, et parfois aussi d'accès d'angoisse précordiale. Par contre, avec l’apparition des crises convulsives, le sommeil s’améliora. :
L'examen de la malade donne les résultats suivants : taille moyenne, constitution moyenne ; un certain degré d’anémie.
Crâne sans anomalies ; pupilles légèrement dilatées, réaction à la lumière un peu affaiblie ; sens de la lumière et des couleurs point altéré. Pas d’asymétrie du visage.
Cœur un peu hyperlrophié : second bruit très nettement accentué : artério-sclérose très prononcée, surtout à la région temporale.
Rien aux poumons. Le foie dépasse le bord inférieur des fausses côtes. L'appétit est faible ; l’activité intestinale est normale. L’urine ne présente aucune altération.
Réflexes tendineux un peu exagérés. Ouïe un peu affaiblie. Contraction idiomusculaire et gonflement idiomusculaire nettement prononcés. :
Sentiment de faiblesse générale, apathie, indifférence. Affai-
RG blissement marqué de l'intelligence et de la mémoire, La malade ne s'occupe plus avec plaisir de son ménage. On ordonne du bromure de sodium, de liodure de sodium:et de la teinture de strophantlus, et l’état de la malade s'améliore à vue d'œil.
Il ne m'a pas été donné de poursuivre plus loin l'observation.
OBSERVATION XXVII (Kovalewski) (17).
S. K..., 62 ans, négociant juif du gouvernement de Minck, marié ; a eu huit enfants. Nie avoir eu la syphilis, mais a fait un usage immodéré de l'alcool. Les parents du malade ,ne souffraient d'aucune maladie nerveuse, mais le père buvait de l'alcool en grande quantité. Le malade a eu la petite vérole dans son enfance, à 35 ans le typhus abdominal, Il n’a pas eu d'autre maladie. Durant les cinq dernières années ses affaires périclitèrent et il eut à traverser beaucoup de jours pénibles. Il y a deux ans commenca à se développer chez lui la plique
polonaise (*). En même temps il devint très nerveux, facile-
* On a donné le nom de Plique à une affection caractérisée par un enchevêtrement inextricable des cheveux qui sont emmêlés avec toute sorte de corps étrangers, tels que poussières, graisses, parasites, etc. Elle s’observe surtout dans les pays pauvrés comme la Pologne (plica polonica) et chez les personnes qui ne prennent aucun soin de leur chevelure... On en a vu des cas chez l’homme, mois c’est surtout chez la femme qu’on la rencontre. Elle est sèche, et dans ce cas le cuir chevelu est recouvert de croûtes ou de squa-
mes, ou humide, et dans ce cas le cuir chevelu est humide et grais-