‹ L'Épilepsie SénileChapitre 36 sur 47 · OBSERVATION XXVIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXVIII

(Lewis Allen) (18)

M... âgée de 74 ans. L'histoire de sa famille ne nous apprend rien de particulier.

M... n’a jamais eu de convulsions ni autre maladie nerveuse. Elle a toujours mené une existence calme et régulière, et, sauf quelques troubles digestifs dont elle a souffert pendant quelques. années, elle a Joui jusqu'à maintenant d’une bonne santé.

C’est plusieurs mois avant de venir me consuller qu'ont débuté ses crises. Elle en avait ane toutes les deux ou trois semaines, et voici comment elles se présentaient: on voit tout à coup la malade aller et venir, errer en tous sens, tout étourdie ; lorsqu'on lui parle elle répond, mais ses réponses sont incohérentes ; elle parle de choses et de gens qui n’ont aucun rapport avec l’heure et le lieu; enfin, elle est absolument incapable de rester une minute en place, On finit par oblenir quelle se couche et on lui fait prendre un cordial. Alors elle revient peu à peu à elle-même, et il ne lui reste pas le moindre souvenir de ce qui s’est passé. |

Ces crises se produisent surtout quand la malade s’est livrée: à quelque exercice, par exemple après avoir monté l'escalier, ou bien quad elle à eu beaucoup d’efforts à la selle.

La malade a quelquefois aussi des vertiges, mais jamais de mouvements convulsifs d'aucune sorle.

C'est une femme de moyenne taille et de complexion faible et

délicate. Ses mains tremblent, mais les mouvement volontaires n'exagèrent pas ce tremblement.

Léger tremblement de la langue ; pas de parésie faciale ; pupilles égales réagissant bien à la lumière et à la vue. Pas d’ataxie ; démarche normale ; réflexes normaux. Pas de troubles de la sensibilité.’

Matité cardiaque non augmentée. Les contractions du cœur sont un peu faibles; pas de souffle, mais légère prolongation du premier bruit. A la tête les artères sont quelque peu dures et scléreuses. Les artères radiales sont normales,

L'examen de l'urine ne révèle rien.

J'ordonne à la malade de ja strychnine et de l'huile de foie de morue et je lui indique les moyens propres à combattre la constipalion à laquelle elle est sujette. Ce traitement produit de bons effets. La malade va mieux au printemps, et l’été elle peut aller passer quelque temps au bord de la mer, Elle est maintenant (novembre) très améliorée : depuis le commencement de l'été, elle n’a eu que 3 ou 4 crises, mais il n’y a jamais de phénomènes convulsifs, et les crises présentent tous les caractè-

res de l’équivalent épileptique.

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